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J’ai adhéré au parti « Les Verts » le lendemain de l’entrée de Dominique Voynet au sein du gouvernement de la gauche plurielle dirigé par Lionel Jospin. Depuis, j’ai participé à de nombreux combats électoraux : législatives, européennes, départementales et municipales.
Lors de ces campagnes, j’ai toujours eu à cœur de défendre l’union de la gauche et des écologistes.

Aujourd’hui, je ne me reconnais plus dans ce parti, devenu Europe Ecologie Les Verts. L’autonomie électorale est devenue un dogme contre-productif. Nous l’avons constaté aux dernières élections municipales de Saint-Etienne. Nous étions un certain nombre au sein
d’EELV à vouloir ouvrir les portes de l’écologie politique plutôt que le repli sur soi. La composition de la liste ligérienne aux élections régionales prouve qu’elle se réduit à l’addition des militants écologistes fermée à la gauche et à la société civile.

Ce sectarisme, loin de permettre des victoires électorales, nous coupe de l’ensemble des acteurs politiques de gauche de la Loire. Pourtant, ce sont eux qui, en l’absence d’élus écologistes de la Loire à la Région ont tenu tête à Laurent Wauquiez et se sont battus pour
défendre notre territoire ligérien :
– contre le financement de l’A45 et pour les alternatives durables
– pour limiter la durée de vie de la décharge de Borde Matin à Roche-la-Molière
– préserver les intérêts de l’écopôle du Forez.

C’est bien cet objectif qui doit nous animer : faire échec à la politique libérale et clientéliste de Laurent Wauquiez. C’est la raison pour laquelle je rejoins Cap Ecologie, afin de contribuer à une écologie ouverte à tous. Nous sommes pour une écologie populaire qui s’adresse à toutes les couches sociales et en particulier les plus défavorisées. C’est la condition de la réussite de la transition écologique. L’écologie ne doit plus se réduire aux revendications de quelques urbains CSP +.

Ce parti porte l’espoir d’un changement de modèle qui nous est imposé depuis 6 ans en Auvergne-Rhône-Alpes. Je reste convaincu que l’union de la gauche et des écologistes dès le premier tour pour les élections régionales est une nécessité si nous voulons l’emporter. Dès
aujourd’hui, avec d’autres camarades écologistes, nous allons poursuivre notre engagement aux élections régionales avec celles et ceux qui rassemblent la gauche et les écologistes.

Roland Comte Cap écologie Loire