Rendez-vous avec Didier Esposito, pour une héroïne stupéfiante le 1er avril

Un ouvrage paru chez nos amis de "Les éditions du Caïman" disponible dans toutes les bonnes pharmacies.....« Une héroïne stupéfiante » est le deuxième roman, après "Improbables destinées" de Didier Esposito que nous avons croisé.

La librairie Quartier Latin vous invite à une rencontre, le vendredi 1er avril à partir de 18h, avec Didier Esposito à l’occasion de la parution de son roman, « Une héroïne stupéfiante » aux éditions du Caïman.

« Il y a des jours comme cela, où dès les premiers instants, les éléments vous font comprendre que la journée sera différente. Des petits riens dès le matin. » C’est ce que se dit David Cartier en prenant son poste, aux « stups » de Saint-Étienne. Son polar est une double quête extrêmement réaliste, contée par Didier Esposito, observateur privilégié du monde de la police et des milieux de la drogue : d’une part une équipe en charge de l’enquête, coincée entre la réalité du terrain, sa hiérarchie et l’institution judiciaire. D’autre part, les dealers qui vont tenter de savoir, au prix d’une course qui les conduira jusqu’aux Pays-Bas, d’où vient le problème.

Un ouvrage paru chez nos amis de « Les éditions du Caïman » disponible dans toutes les bonnes pharmacies…..« Une héroïne stupéfiante » est le deuxième roman, après « Improbables destinées » de Didier Esposito que nous avons croisé.

Bonjour Didier, pouvez vous nous en dire plus sur votre parcours, pour nos lecteurs ligériens ?
Je suis né à Valence il y a 46 ans. Après le bac je me suis orienté vers des études d’histoire à St Martin d’Hères, et après avoir fait l’armée à la base aérienne de Salon de Provence, j’ai finalement décidé de rentrer dans la police.
Après une année d’école et de stages à Marseille, parmi les choix proposés j’ai choisi St Etienne pour débuter ma carrière, même si je n’y avais jamais mis les pieds avant, mais j’avais tellement entendu parler des verts durant mon enfance que cela a inconsciemment influencé mon choix de partir découvrir la ville.
Je suis maintenant dans la police depuis 22 ans, et après avoir travaillé à la brigade de nuit, à la brigade anti-criminalité et à la brigade des stups de Sainté, je suis désormais à la brigade criminelle de la Police Judiciaire de Valence où j’ai rejoins mes racines.
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Pourquoi avoir eu envie d’écrire ?
J’ai toujours aimé écrire. Quand j’étais enfant je tenais un journal sur les choses qu’il pouvait m’arriver. Mais c’est durant mes belles années à la brigade de nuit de Sainté, que sur les nuits de repos, alors que je ne trouvais pas le sommeil à cause du rythme imposé par les horaires habituelles, je me suis mis à écrire. Bercé par l’ambiance de la nuit, propice à la concentration, j’ai alors écrit une première histoire, « Improbables destinées » sortie en 2007. 
Puis l’envie d’écrire ne m’a plus quitté, mais mon emploi du temps chargé, entre un travail très prenant, la famille et le sport, mon exutoire, ne me permettant pas d’écrire de façon régulière, j’ai mis plusieurs années à donner vie à « une héroïne stupéfiante », sortie en décembre 2021 aux éditions du caïman.
Pourquoi avoir situé votre récit à Saint-Etienne ?
 
Pour moi c’était une évidence. J’ai travaillé à St Etienne près de 15 ans. Mes années en Police-Secours et en BAC (Brigade Anti-Criminalité) m’ont permis de connaître chaque rue de St Etienne,  cette ville et plus largement ce département que j’aime.
Mes presque 9 années aux Stups de Sainté m’ont permis de découvrir quant à elles l’envers du décor, les ravages invisibles de la came et ses vies dévastées. Je voulais parler de cela, et cela ne pouvait être qu’à Sainté, même si bien sûr la ville ne se résume pas à celà !
Pourquoi le faire éditer dans une maison d’édition stéphanoise ?
Quand j’ai commencé à chercher une maison d’édition pour éditer cette histoire, c’est tout naturellement que j’ai cherché un éditeur sur St Etienne. J’ai alors envoyé mon tapuscrit aux éditions du Caïman. Par sécurité je l’ai aussi envoyé à d’autres maisons plus lointaines, et comme beaucoup d’auteurs, j’ai essuyé des refus, mais j’ai également eu des propositions de contrat d’autres maisons.
J’en ai alors avisé les éditions du Caïman, en leur disant que ma priorité serait de travailler avec eux. Jean-Louis Nogaro a de ce fait accéléré les choses pour lire cette histoire et a donné son accord pour que nous puissions signer ensemble. De mon avis, le courant est tout de suite passé entre nous deux, et je n’ai pas hésité une seule seconde. C’est exactement ce que je voulais.
Sans nous dévoiler les secrets du livre, pouvez vous nous donner l’envie d’aller l’acheter et le lire ?
Dans ce livre j’ai voulu décrire les dessous d’une enquête de police réaliste, loin des séries télés où les flics ne tapent jamais à la bécane. Montrer qu’une enquête se doit d’être la plus exhaustive possible et que les choses ne sont pas rendues faciles par un mille feuilles procédural souvent chronophage. Mais je voulais montrer également les ravages de la drogue, en l’occurrence de l’héroïne pour cette histoire, et les trafics lucratifs construits sur la misère humaine. Je voulais mettre en lumière le fait que nombre de toxicomanes à l’héro sont aujourd’hui victimes avant d’être auteurs, tombés souvent jeunes dans le piège des paradis artificiels. 
Pour en avoir rencontré pléthore, s’il est vrai que certains se complaisent dans cette vie, d’autres ont envie de s’en sortir, mais leur volonté s’effrite un peu plus chaque jour contre le mur de leur dépendance. 
Comme ça effectivement, cela ne paraît pas très gai, mais j’aime à croire que j’ai distillé ça et là des notes d’humour dans le texte qui le rendront moins noir.
Quels sont vos projets pour 2022 et allez vous venir prochainement en terre stéphanoise faire la promotion de votre livre ?
 
Pour 2022 j’espère promouvoir cette histoire dans différents salons du livres et librairies, cela a déjà commencé, et c’est avec plaisir que je discute avec les lecteurs de ce monde qui est souvent mal connu. J’espère bien sûr être présent à la fête du livre de Sainté, mais également peut-être dans diverses librairies avant cela.
Dans tous les cas, de toute façon je retourne régulièrement dans la Loire, car ma compagne y a ses attaches familiales près de Montbrison, ce qui me permet de garder le lien avec ce département qui compte beaucoup pour moi.
Enfin, j’espère terminer en 2022 l’écriture de mon prochain roman qui se déroulera cette fois dans la Drôme et aux pieds du Vercors que j’affectionne tout particulièrement.
rencontre du 21 décembre 2021 – pour nous contacter gillescharlesinfos@gmail.com

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