Régis Juanico juge les méthodes de M. Perdriau abjectes et indignes

Des méthodes abjectes et indignes.

Mediapart a pu révéler suite à une nouvelle décision de justice hier le contenu des enregistrements de l’ancien premier adjoint Gilles Artigues dans le bureau du maire de Saint-Etienne fin 2017.

Voilà ce que dit M. Perdriau de Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhone-Alpes et qu’il a tenté de faire censurer : « il allait sucer sur le parking des supermarchés des petits garçons ».

De tels propos ignobles et pervers n’inspirent que le dégoût.

La magistrate Violette Baty à l’origine de la décision de censure dit avoir été trompé par l’avocat Me Christophe Ingrain et parle de rétention d’informations. Dans une 1ère condamnation judiciaire, M. Perdriau est tenu de verser 9000€ à Mediapart. Laurent Wauquiez a annoncé qu’il portait plainte contre lui.

Les anciens collaborateurs et membres de son cabinet qui témoignent dans cet article dont la publication aura été empêchée pendant 12 jours disent ne pas être surpris par la violence et l’ignominie de tels propos en particulier des propos homophobes tenus régulièrement devant eux par M. Perdriau et son entourage.

Rumeurs sexuelles, homophobie, calomnies pédocriminelles : voilà la méthode politique de Gaël Perdriau dont il a usé et abusé pour disqualifier et salir ses opposants ou ses « alliés ».

Alors que tous les responsables nationaux, départementaux et métropolitains « Les Républicains » condamnent ces méthodes infâmes et perverses et appellent à la démission du maire de Saint-Etienne, les élus de la majorité ne peuvent plus se murer dans un silence coupable, pire minimiser la gravité des faits révélés ou trouver des excuses foireuses à de tels comportements.

A présent, tous les élus qui ne se seront pas encore désolidarisés malgré plusieurs révélations accablantes sur M. Perdriau devront être considérés comme complices.