Projets de RER Métropolitains : la Région attend de l’Etat des actes concrets

Le Président de la République a annoncé son souhait de voir se développer un réseau de RER dans dix métropoles françaises sans apporter de précisions complémentaires. La Région Auvergne-Rhône-Alpes, qui a déjà mis sur la table plusieurs projets, attend maintenant des annonces concrètes de l’Etat.

Les engagements du Président de la République sur les réseaux sociaux pour la création de RER métropolitains dans dix métropoles françaises sont une première étape encourageante mais doivent aujourd’hui être suivis d’effets. Ces grands chantiers sont devenus une nécessité pour développer les transports collectifs, soulager des villes embolisées et accélérer sur les sujets de transitions écologiques.

Dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes, les projets régionaux sont très aboutis. L’exécutif de Laurent WAUQUIEZ, Président de Région, a déjà enclenché des projets concrets pour les métropoles. Pour le seul volet lyonnais par exemple, sont aujourd’hui nécessaires 7 milliards d’euros d’investissements à l’horizon 2035, avec des projets à court terme et moyens termes pour un montant de 1,4 milliard d’euros. La Région a déjà commencé : les travaux de création de la voie L par exemple (en co-financement) en gare de Lyon Part-Dieu ou la création de la ligne Lyon Trévoux en BHNS en sont une des illustrations.

L’Etat doit enfin prendre la mesure de l’enjeu et indiquer l’engagement budgétaire fléché vers ces projets. Les collectivités, et notamment les Régions, doivent savoir ce que l’Etat est prêt à payer et dans quel calendrier. Que seule l’Île de France dispose d’un RER est une absurdité. Jusqu’ici toute les réponses de l’Etat étaient des fins de non-recevoir.
« Développer l’offre de RER dans nos Métropoles est une nécessité dont la Région a pris la mesure depuis longtemps. Nous nous réjouissons que l’Etat partage cette préoccupation et cette vision de notre territoire. Maintenant, l’annonce d’Emmanuel Macron doit être suivie d’effets et de vrais et forts engagements pour avancer. Nous ne pouvons pas attendre de voir nos infrastructures se déliter davantage pour agir » explique Frédéric AGUILERA, Vice-président de la Région en charge des Transports.