Pourquoi tant de Gens confondent « la Manu » et « Manufrance » ….?

Si à Saint-Etienne, il y a parfois deux noms pour un même lieu. Il y a aussi beaucoup de gens et on le voit sur les réseaux sociaux qui mélangent les endroits, et n’allez pas leur dire qu’ils se trompent sinon vous allez avoir un tombereau d’insultes…

Les Stephanois appelaient la Manu, la « Manufacture Nationale d’Armes de Saint-Etienne » (MAS)
La Manufacture d’Armes et cycles de Saint-Etienne était appelée par les Stephanois « Mimard » du nom de son fondateur Etienne Mimard et devenu Manufrance en 1947.
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La Manu est une vieille dame. A tous les stéphanois, même de jeune souche, ce nom dit quelque chose. C’est encore un beau bâtiment qui borde la Grand’ Rue à deux pas de Carnot. Au-delà de son implantation dans le paysage, la Manu est encore bien présente dans l’esprit des Stéphanois, car nombre d’entre eux ont eu un oncle, un frère ou un ami « manuchard ». Bien avant les fusils, Saint-Etienne, profitant des eaux du Furan, et des matières premières locales : le charbon, pour forger, et le grès, pour meuler, produisait des lames d’épées et des arbalètes.Le 5 août 1769, les ateliers stéphanois se voient conférer le statut de  » manufacture royale ».

A cette époque, près de 20 000 fusils sont fabriqués chaque année.

La manufacture impériale restera l’arsenal de la France pendant encore longtemps. Au cours de la Première Guerre mondiale, quelques 10 000 « manuchards » y travaillent, fabriquant fusils et masques à gaz. En 1963, la fabrication se diversifia vers 3 secteurs d’activités : du matériel pour l’équipement des blindés (tourelles de véhicules blindés) ; la production d’armes antichars (lances roquettes, grenades et éléments de missiles) et enfin du matériel de protection (matériel de détection, et de décontamination nucléaire et chimique).

Quand elle a fermé ses portes, en 2001, la manu n’employait plus que 2 000 personnes.
Le site de 12 hectares est reconverti en différents projets, symboles du renouveau stéphanois. Pierre Mazet

Etienne Mimard fonda, avec Pierre Blachon, la Manufacture française d’armes et cycles de Saint-Étienne, devenue Manufrance en 1947. Étienne Mimard et Pierre Blachon, un armurier, s’installèrent dans le site construit cours Fauriel à partir de 1892 par l’architecte Lamaizière. Les deux fondent la Manufacture française d’armes et cycles de Saint-Étienne, qui deviendra Manufrance en 1947. Mimard dirigea l’entreprise de sa fondation en 1885 à sa mort en 1944.

Le bilan de leurs innovations est important : ils ont créé à la fois une grande manufacture, un centre d’innovation technique, un système inédit de vente par correspondance (le catalogue Manufrance qui atteint 1 million d’exemplaires), un centre d’édition (Le Chasseur français), des fusils de renom (Robust, Ideal, Simplex…).

SANS DOUTE LE MOT MANU….et Manu tu descends en ville ???

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