Pour ou contre l’ouverture des commerces le dimanche ?

Conseil municipal du 28 novembre 2022 : Ouverture des commerces le dimanche  → Danielle Teil

Monsieur Le Maire,

Vous voulez, comme l’an dernier, ouvrir les commerces stéphanois 12 dimanches sur 52.

Si en 2021 suite à la pandémie qui avait perduré une bonne partie de l’année vous aviez voulu essayer, avec ces ouvertures, de donner un second souffle aux commerçants, aujourd’hui le contexte a fortement évolué.

Nous vivons actuellement avec une inflation générale de l’ordre de 6,2% et qui, pour les produits alimentaires de base, peut atteindre 20%, voire même 30%. Les Stéphanois ont donc pour premier souci de nourrir leur famille et de boucler leurs fins de mois.

Noël est certes une période un peu magique où l’on essaie d’oublier ses soucis pour faire plaisir à ceux qu’on aime. Nous concevons donc parfaitement que tous les commerces soient ouverts pour cette fête, accompagnés par des transports densifiés. Mais que dire pour les autres dates?  Les commerçants du centre-ville vous ont-ils vraiment réclamé ces ouvertures?

 Nous privilégions, quant à nous, nos commerçants locaux et soutenir l’ouverture 12 dimanches par an, paraît tout simplement aberrant ! Une telle situation crée un déséquilibre avec les grandes surfaces qui, elles, peuvent ouvrir facilement tous les jours de l’année car elles sont en mesure d’établir une rotation de leurs employés.  Les commerçants, eux, tiennent, bien souvent seuls, leur boutique et leur demander de tenir un tel rythme est pour eux épuisant et de plus voudrait bien souvent dire un non respect du code du travail.

A l’heure actuelle, et avec la situation que nous vivons, les commerces pourraient bien ouvrir tous les dimanches de l’année, tous les Stéphanois ne sont pas en mesure de consommer à tout va. N’oublions pas que dans notre ville, un quart des Stéphanois vit sous le seuil de pauvreté.

Aussi nous vous demandons, Monsieur Le Maire, de ne pas céder aux sirènes des grandes surfaces mais de tenir compte du petit commerce, et au-delà des fêtes de Noël, de ne pas ouvrir les dimanches.