La presse nationale s’enflamme et n’hésite pas à parler de catastrophe judiciaire, le Perdriau Gate continu

Quand la presse s’enflamme.
Depuis la censure préalable contre Médiapart, interdit de publier de nouvelles révélations sur le Perdriau Gate, la presse nationale multiplie les articles sur cette menace d’agression contre la liberté de la presse. Ce week-end, l’hebdomadaire Marianne a publié un long article sur l’audience du vendredi 25 novembre du tribunal judiciaire de Paris.

Le support déplore la reprise par la juge Baty du texte intégral de Me Ingrain, défenseur du maire de Saint-Etienne. Pour
qualifier cet événement, le journaliste n’hésite pas à parler de « catastrophe judiciaire, d’hérésie, d’ attaque sans précédent contre la liberté d’expression ». Pour Marianne, jamais une telle censure contre la presse n’avait été notée depuis 1881 sauf durant les années de guerre. Marianne critique « les pratiques poisseuses de Gaël Perdriau » et « le poison de la calomnie comme arme politique ». Le défenseur de Gaël Perdriau dit assurer la simple défense de son client.

Un sociologue des médias s’exprime.
Notre confrère, l’hebdomadaire l’Essor,  a rencontré Jean-Marie Charon, sociologue des médias, , ingénieur d’études au CNRS, chercheur à l’École des hautes études en sciences sociales. L’universitaire estime que cette censure manifeste l’exaspération de certains magistrats vis-à-vis de la presse.

De leur côté, certains politiques estiment que les médias disposent d’un pouvoir excessif. Dans le cas de figure du Perdriau Gate, le chercheur estime que la juge a contourné la loi de 1881. Le sociologue s’inquiète d’une possible remise en cause de cette loi sur la liberté de la presse. Le cas Perdriau fera bientôt partie du cursus des écoles de journalisme.

En bref.
Une majorité aveugle et sourde ! Pendant combien de temps encore, la majorité municipale de Saint-Etienne fera semblant de croire et de dire que tout va bien, que le climat politique est serein, que les dossiers avancent. Certains continuent même à encenser le premier magistrat.

Plus le temps passe, plus l’exaspération des habitants monte et la crédibilité de ces élus baisse.
Le silence de Mon parti Saint-Etienne.
Depuis le début du scandale de la sextape, le nouveau président de l’association n’a pas ménagé sa peine pour illustrer quotidiennement sur sa page Facebook le dynamisme de la majorité municipale stéphanoise.

Depuis quelques temps, c’est silence radio. Ici aussi, on pense peut-être que le silence est d’or.

et si M. Perdriau nous accordait une itw…..?