Ils sont nombreux à être inquiets pour l’avenir de l’université de Saint-Etienne

Ce matin j’assistais à la taverne de Maitre Kanter dans le quartier de chateaucreux, à une conférence organisée par le professeur Queneau concernant un non catégorique à la fusion de l’université de Saint-Etienne avec Lyon. 

Je reçois à l’instant un communiqué du groupe des verts 

Les élu(e)s écologistes inquiets pour l’avenir de l’université de Saint-Etienne

Le projet de fusion de l’université de Saint-Étienne avec un ensemble d’établissements universitaires lyonnais est un projet d’une autre époque. Ce projet fait courir un grand danger à l’Université stéphanoise, qui pourrait à terme perdre les formations diplômantes post-licence. Cette fusion est aussi une menace pour l’hôpital et les pôles industriels qui travaillent avec l’université.

La recherche de ce gigantisme dans l’espoir d’économies d’échelle, et surtout d’un surcroît de notoriété, n’est qu’une illusion.
Depuis la présidence de M. Khaled Bouadallah, l’Université stéphanoise s’est engagée à marche forcée vers cette fusion sans chercher un réel consentement de son personnel, de ses étudiants, ni de la population stéphanoise. Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que ce projet suscite une telle fronde aujourd’hui. Il est temps de ralentir, de respirer et de réfléchir.

Le prétexte, l’alibi dans le cas présent, c’est d’accéder à un Graal, le label IDEX. Mais cette stratégie surannée est-elle encore pertinente, si elle l’a jamais été ? Force est de constater que nous sommes très nombreuses et nombreux à penser que non, pour plusieurs raisons dont une essentielle : Saint-Etienne n’est pas Lyon. Les intérêts des uns ne sont pas nécessairement les intérêts des autres, comme nous le constatons d’ailleurs avec le renoncement de plusieurs établissements lyonnais.

Un centre décisionnel transféré à Lyon fait craindre qu’au mieux l’Université de Saint-Etienne devienne une entité d’appoint, supplétive, pour atteindre une taille critique hypothétique. La prise en compte des spécificités d’un territoire ne pèsera rien vis-à-vis des critères du classement de Shanghaï, dont la pertinence et l’utilité restent à prouver pour Lyon et Saint-Etienne.

Pourquoi Saint-Etienne accepterait-elle de passer par les fourches caudines de critères éculés, édictés par d’autres, imposés par d’autres, sans aucune véritable garantie du principe de subsidiarité ?

La diversité des universités nous semble essentielle et porteuse d’approches originales, et en tout cas de plus de créativité, ce qui manque cruellement par les temps qui courent. Nous sommes attentifs à ce que l’Université de Saint-Etienne, ressource dynamique et incontournable de talents locaux d’ores et déjà largement reconnus au plan national comme international, reste au service d’un territoire qui l’a créée et qu’elle contribue ainsi largement à conforter.

     Tous droits réservés © gillescharles.fr | Nous contacter : gillescharlesinfos@gmail.com