Conseil municipal du 28 novembre : Olivier Longeon remet une couche

Cela fait plus de deux mois qu’un climat délétère de suspicion s’est emparé de ce conseil municipal et au-delà du conseil métropolitain, mais aussi des services et surtout des Stéphanoises et Stéphanois. Toute la France et même l’Europe parle de St-Etienne comme de la ville où les élus de la majorité se filment entre eux. En tant que conseillers municipaux et métropolitains, nous avons des droits et des devoirs. Notamment le devoir de faire rapidement tout ce qui est en notre pouvoir pour que notre ville et métropole retrouve la sérénité. La situation est grave : nous sommes la risée de la France, notre cité du design s’effondre, notre club de foot prend le chemin de l’effondrement sans doute à cause de personnes qui vous ont soutenus, … Le tableau est catastrophique.

Les conseillers de la majorité de la ville et de la Métropole auraient dû mettre fin à cette situation. Les écologistes espéraient que tous les élu·es prennent conscience de la gravité de la situation en assumant leurs responsabilités. Pour le bien être de tous, vous auriez dû vous suspendre, c’est encore possible. Si vous êtes innocent des phrases que l’on vous entend prononcés vous pourrez toujours revenir.

Votre majorité compte dorénavant un adjoint démissionné et disparu, des élus qui hésitent à le remplacer, un adjoint disparu, … Vous ne pouvez plus représenter la ville et la Métropole dans les représentations officielles. Les manifestations se succèdent. Les services sont désorientés.

Votre obstination à nier la gravité du moment entache notre action politique à toutes et tous. La défiance envers le politique grandit et vous donnez du grain à moudre au “tous pourris”. Les conseillers écologistes, comme l’ensemble des conseillers métropolitains, se doivent de condamner cette situation. Comment pouvez-vous encore rester dans ce statu-quo ?

Le conseil municipal ne se substitue pas à la justice. La demande de retrait des écologistes n’est pas une condamnation, les élus écologistes l’ont déjà dit, c’est un appel à un acte responsable se fondant sur un profond sens de l’éthique et de la morale politique.

Mesdames et Messieurs les membres de la majorité, les écologistes font appel à votre sens des responsabilités républicaines et vous appellent, comme des dizaines de Stéphanoises et de Stéphanois, même de votre bord politique, à sortir de cet entêtement néfaste. Vous n’êtes pas adjoint par amitié, vous avez été élus pour conduire un projet qui aujourd’hui est discrédité par un sommes d’irrégularités. Ce fonctionnement par la peur a été voulu, il ne doit pas être assumé par votre équipe. Il est temps de le changer. Les prises de parole timides ne suffisent plus. Il faut agir dans l’intérêt de notre territoire tout entier.

Depuis quelques jours, vous avez fait le choix de demander la censure préalable dans cette affaire. Au premier titre contre Médiapart. Cela n’était pas arrivé depuis 141 ans dans notre pays, terre de liberté, sauf quand la République était mise à bas. Dans ce que certains appellent « Perdriau Gate », la presse nationale multiplie les articles sur cette menace d’agression contre la liberté de la presse, mais au-delà c’est toute la ville qui est associée.

Médiapart a qualifié cet événement de « catastrophe judiciaire, d’hérésie, d’attaque sans précédent contre la liberté d’expression ». Comment pouvez vous, accepter d’associer Saint-Etienne à une telle infamie.

Comme l’écrivait ce week-end, un journaliste local, « le cas Perdriau fera bientôt partie du cursus des écoles de journalisme ». Comment le groupe de la majorité peut-il faire perdurer cette situation ?

Cette situation ne peut et ne doit pas durer, la majorité municipale doit se ressaisir. Maire, adjointes, adjoints, conseillères et conseillers de la majorité, vous devez arrêter de regarder ailleurs. Le climat politique local n’est pas serein.

Le ras le bol monte à St-Etienne et dans la Métropole, pensez-y !

Ici aussi, on pense peut-être que le silence est d’or. Depuis quelques temps, c’est silence radio. Mais en radio,, un silence trop long, un blanc peut couter très cher.

Comme élus de la majorité, vous avez des droits, nous avons tous le droit à la présomption d’innocence, mais nous avons tous aussi des devoirs.