Andrée Taurinya demande justice pour les mutilés de la révolte gilets jaunes

Andrée Taurinya a participé hier à une conférence de presse au Palais Bourbon.

Des députés LFI et des gilets jaunes demandent justice pour les mutilés de la révolte

« Des députés LFI et des « gilets jaunes » demandent justice pour les « mutilés » de la « révolte ».  (…) Quatre ans après le premier « acte » de ce qu’ils appellent une « révolte », la présidente du groupe LFI Mathilde Panot et les députés Raquel Guarrido, Arnaud le Gall et Andrée Taurinya ont présenté leur « plan d’action législatif ». »

Des députés de La France insoumise, accompagnés de « gilets jaunes » dont Priscilla Ludosky et Jérôme Rodrigues, ont annoncé jeudi qu’ils travaillaient à faire reconnaître par l’Assemblée nationale les « mutilés » et la « répression policière » survenus durant le mouvement.

Quatre ans après le premier « acte » de ce qu’ils appellent une « révolte », la présidente du groupe LFI Mathilde Panot et les députés Raquel Garrido, Arnaud Le Gall et Andrée Taurinya ont présenté leur « plan d’action législatif » en conférence de presse au Palais Bourbon.

« Cet événement historique a provoqué une sortie de route de nos institutions côté police et justice », qui se sont « comportées de manière inhabituelle et non conforme », a estimé Raquel Garrido.

D’après le ministère de l’Intérieur, au cours des différents « actes » du samedi à Paris et sur les ronds-points de France, 1.900 manifestants ont été blessés dont certains gravement avec la perte d’un œil ou d’un membre. Onze personnes sont mortes, pour la plupart lors d’accidents à des barrages routiers.

Selon Amnesty International, entre novembre 2018 et juillet 2019, 11.203 manifestants ont été placés en garde à vue, et 5.962 manifestants libérées sans poursuites. Plusieurs milliers de condamnations ont été prononcées.

Alors que « nous voulions seulement oeuvrer pour l’amélioration de la vie des citoyens », « la seule réponse, ça a été des tartes dans la figure », s’est exclamé Jérôme Rodrigues.

« Seuls 50% des mutilés ont pu porter plainte, car ça coûte de l’argent », s’est-il indigné. Raquel Garrido a indiqué que LFI envisageait d’utiliser son unique droit de tirage par session pour obtenir une commission d’enquête parlementaire. Ou à défaut, LFI réaliserait son propre « audit ».

Avec plusieurs objectifs, a expliqué l’élue de Seine-Saint-Denis: la « reconnaissance par l’Etat des dysfonctionnements »; la création « d’un guichet où les personnes pourraient recevoir un soutien juridique, financier et psychologique »; et « obtenir des pouvoirs publics des éléments chiffrés sur les condamnations et amendes ».
Arnaud Le Gall a pour sa part présenté une proposition de loi, « à améliorer » mais « qui sera déposée rapidement », pour entre autres « amnistier les +gilets jaunes+ condamnés, souvent pour outrage, ce qui est très flou ».

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