Un projet incohérent pour le Musée d’Art Moderne, la Ville de Saint-Etienne et sa Métropole

Communiqué du groupe des élus écologistes de St Etienne – Le temps de l’écologie

170 millions pour le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne, c’est le projet opaque de Marc Chassaubene en Une du Progrès ce lundi 16 janvier.

Alors que les coûts de l’énergie s’envolent, que les communes et les ménages peinent à régler les factures, et que le monde associatif est sous le coup de fortes baisses de subventions, l’extension du MAMC devient subitement la priorité de l’exécutif de Saint-Etienne Métropole, Marc Chassaubéné en tête.

Les élu·es locaux écologistes sont conscients de l’importance de la collection du Musée, qui est la 2ème de France. La bonne conservation de cette richesse culturelle est essentielle. Mais un investissement aussi colossal, en particulier à l’heure actuelle, est-il inévitable ?

Entre 200 millions pour l’hypothèse haute et 32 millions pour l’hypothèse basse, le fossé est surprenant, voire abracadabrantesque. Le projet est opaque. Avant d’exposer un investissement de cette ampleur dans la presse, un état des lieux diffusé au grand public s’impose.

Pendant ce temps, la majorité municipale stéphanoise décide sans concertation des coupes brutales dans les budgets de la ville : baisse de 12 % des subventions aux associations, suppression des serres municipales, et ce n’est sans doute qu’un début. Une gestion plus rigoureuse de la cité du design aurait déjà permis l’économie de 1,4 millions d’euros ! Car si le taux d’imposition de la ville reste inchangé, celui de la Métropole, lui, augmente.

Par conséquent, contrairement à ce que clame la majorité municipale, les impôts des propriétaires stéphanois augmentent.

Cette annonce pour le musée est un nouveau signe du manque de vision de la majorité municipale encore en place. Les choix d’investissements génèrent des dépenses supplémentaires anachroniques et révèlent, une nouvelle fois, la gestion catastrophique d’un Maire en pleine déconfiture.

Les élu·es écologistes stéphanois somment M. Perdriau et son équipe de revoir leurs priorités au plus vite et d’agir enfin avec sérieux contre les effets du dérèglement climatique.

Il est grand temps de choisir avec discernement les dépenses qui conditionnent la qualité de vie à Saint-Etienne. Une ville plus économe en énergie, plus respirable, moins chaude, et qui sait mettre en valeur son patrimoine, son histoire.

 

Germain Collombet, Danielle Teil, Jean Duverger, Julie Tokhi, Olivier Longeon

Conseillers municipaux écologistes de Saint-Etienne