Suppression du plafond du montant maximal des lots pour les lotos traditionnels : une victoire pour les associations

Cette disposition prise sans aucune concertation avec les acteurs de terrain, risquait de remettre en cause l'organisation de ceux-ci

Une part non négligeable du financement des associations de proximité provient des lotos traditionnels. Evénements populaires, conviviaux et très prisés, ces lotos sont l’occasion de sorties familiales, d’échanges et de rencontres inter-générationnelles.

Par un décret en date du 21 décembre 2020, le Gouvernement avait décidé de plafonner le montant maximal des lots mis en jeu dans les lotos et autres tombolas à 150 €.

 

Cette disposition prise sans aucune concertation avec les acteurs de terrain, risquait de remettre en cause l’organisation de ceux-ci par les associations. En effet, la limitation de la valeur maximale des lots en jeu allait limiter l’attractivité de ces évènements, donc l’affluence du public joueur et, par voie de conséquence, les recettes des organisateurs. Plusieurs associations avaient ainsi renoncer à organiser leur traditionnel loto annuel dans les mois qui viennent.

 

Comme d’autres parlementaires, j’avais saisi le Gouvernement, lui demandant de revenir sur ce décret injuste, complètement déconnecté de la réalité du terrain, ou d’instaurer des dérogations.

 

C’est à l’occasion d’une séance de Questions d’Actualité au Gouvernement cette semaine, que la Secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse et de l’engagement, Sarah EL HAÏRY, a eu l’occasion d’apporter une réponse à la Représentation nationale, reconnaissant à demi-mots le caractère ubuesque de la décision prise par le Gouvernement. Ce dernier va donc supprimer le plafond du montant maximal des lots qu’il avait lui-même instauré il y a quelques mois : « En conséquence, nous avons pris, sous l’autorité du Premier ministre, une décision claire et immédiate : supprimer le plafond. Le décret est en cours de rédaction : la limitation à 150 euros du montant des lots mis en jeu, prévue par le décret du 21 décembre 2020, sera supprimée dans les jours qui viennent. Cela redonnera de l’air à l’ensemble des associations et mettra fin à une disposition qui leur compliquait la vie. » 

 

Je me réjouis de cette décision de bon sens qui devrait être de nature à préserver ces événements festifs et populaires, vitaux pour la bonne santé financière des structures associatives de proximité.

 

Régis JUANICO

Député de la Loire