Saint-Etienne va faire des économies sur les subventions versées aux associations

Gaël Perdriau continue à se présenter comme un innocent.
Après les deux récentes réunions des élus métropolitains lors desquelles une imposante majorité s’est exprimée en faveur du départ effectif du président Perdriau, celui-ci et ses gardes du corps n’ont cessé de jouer la partition de la victimisation. Héritier politique du maire, l’ancien journaliste, Marc Chassaubéné, monte au  créneau pour dénoncer des élus qui passent outre la présomption d’innocence.

Le président de la Métropole qui perçoit toujours son indemnité déplore « un acharnement indécent contre sa personne ». Il n’est même pas gêné de terminer son communiqué par une leçon d’éthique : « les intérêts politiques ont pris le dessus sur l’intérêt général ». Sans commentaire !

Marc Chassaubéné et la sobriété associative.
Le dauphin du maire de Saint Etienne est un homme de culture. Il est maire-adjoint à ce poste, vice-président à la culture de la métropole, président de la Cité du design. Il siège même dans une instance nationale que le général de Gaulle aurait qualifié de machin. Alors que la ville de Saint-Etienne, comme la plupart des communes françaises, est amenée à économiser, l’élu vient d’envoyer un courrier aux présidents d’associations culturelles de la ville. Il commence par évoquer le contexte national, il rappelle que la ville ne veut pas augmenter les impôts locaux.

Et que Saint-Etienne va faire des économies sur les subventions versées aux associations, soit une baisse de 1,5 millions sur un total de 13. C’est naturellement  » à contre cœur » qu’il applique cette mesure et compte sur l’accord des présidents d’associations. Lors du vote des subventions de 20 000 euros aux associations devant payer les exécutants de la sextape, on ne s’est pas posé ce genre de questions !

Michel Debout et la présomption d’innocence.
Médecin, légiste, psychiatre, militant socialiste, Michel Debout a aussi été conseiller municipal et régional. Dans un texte qu’il vient de publier, il se souvient du conseil municipal stéphanois du 28 novembre au cours duquel le maire a annoncé que, même mis en examen, il ne démissionnerait pas.

Quelques jours après, Laurent Wauquiez déposait plainte contre Perdriau pour diffamation. Dans la foulée, celui-ci se présentait comme « la victime d’un complot médiatique et politique ». Et depuis, il joue la montre, pensant peut-être pouvoir tenir jusqu’à la cassation. Dans ce cas, seul le conseil des ministres peut le destituer. Mais qu’attendre d’un conseil dont le garde des sceaux est lui-même mis en examen ?

Aujourd’hui, Sarkozy attend un jugement 12 ans après les faits. Seul, le juge des libertés pourrait mettre le maire de Saint-Etienne en détention provisoire. Michel debout pense qu’une telle mesure pourrait s’appliquer contre un élu « suspect d’un acte ignominieux ». Pour le signataire, il est nécessaire de donner cette possibilité au juge des libertés.