Partager cet article :

Niko Rodamel est né en 1970 à Saint-Etienne dans la Loire ou chez les ‘verts ». Photographe globe-trotter, journaliste, formateur et enseignant, il mûrit sa pratique photographique depuis trente ans au gré de ses deux passions : la musique et les voyages. Niko écrit en images et en mots sur le monde de la culture pour différents médias ou pour son propre compte, avec l’agence MezzoGrafik.

Insatiable bourlingueur, l’artiste a traîné ses Nikon dans une vingtaine de pays sur quatre continents : Amérique du Nord et caribéenne, Europe, Asie et Afrique. Ses nombreuses expositions et publications témoignent chez cet homme de son goût prononcé pour le partage.

En 2011, sa photographie Iris en forêt entrait dans l’Artothèque Nationale Léo Lagrange à Paris et, en 2020, la photographie Berlin recevait le premier prix aux Black & White International Photography Awards, décernés par l’Institut supérieur des arts visuels IMAGO de Mexico. Niko est membre des collectifs WE ARE PARALLAX, Atlas of Humanity et Street Sans Frontières.

La pandémie du Covid-19 est arrivée comme un mauvais rêve, clouant les avions au sol et les voyageurs sur leur canapé. Commençait alors une longue parenthèse forcée au cours de laquelle je me suis consolé à travers de multiples voyages immobiles, ceux qu’habituellement on remet à plus tard faute de temps. J’ai tout d’abord pris le temps de parcourir les monographies qui s’étaient empilées sur mes rayons au fil des années. J’ai parcouru les Etats-Unis de Robert Frank, Ray K. Metzker, Richard Sandler, Stephen Shore, Carrie Boretz et Joel Meyrowtz.

J’ai écumé l’Afrique et l’Amérique latine de Sebastião Salgado, l’Asie de Gérard Manset. J’ai retrouvé le plaisir simple des ambiances d’aérogare dans le magnifique LAST CALL de Harry Gruyaert. J’ai également pris le temps, longuement, de redécouvrir mes propres images, essayant de comprendre ce qui m’anime depuis toutes ces années au cours desquelles j’ai préféré regarder le monde à travers le prisme d’un appareil photo. J’ai pris conscience de mon attirance pour les moments d’errance, de divagation, ces “entre-deux” lorsque le voyage est en pause. Il se dégage parfois une douce poésie de ces instants où, a priori, il ne se passe rien d’important, de ces « temps faibles » décrits par Raymond Depardon, à qui j’emprunte la formule. J’ai donc choisi neuf images témoignant de cette propension dans l’espoir de soigner (un peu) ma frustration de voyageur ligoté.” 

Ce mardi 20 juillet c’était une bonne occasion pour moi d’aller le rencontrer en plein cœur de Saint-Etienne pour WE ARE PARALLAX exposition photographique du collectif stéphanois PARALLAX dans l’écrin de la galerie Garnier des Arts à Saint-Etienne.
Le prochain rendez-vous ligérien est à Saint-Jean-Bonnefonds [septembre-décembre] Atelier-musée Maison du Passementiers, avec le collectif PARALLAX (exp.coll.)

Et comme je lui ai demandé en fin d’entretien un portrait signé Niko Rodamel….il a gentiment accepté, on a pas fait de retouches de toutes façons j’ai plus 23 mais 53 ans ….

Une autre version sera bientot disponible en vidéo sur le média ITW