Mobilisation aux cotés de la filière horticole pour protester contre le refus du Gouvernement d’autoriser la vente des plantes d’ornement

Avec mes collègues sénateurs socialistes, Alain DURAN et Franck MONTAUGÉ, nous avons interpellé hier au Sénat le Ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’incompréhension de la filière horticole de constater la réouverture de lieux de vente comme les jardineries ou les pépinières pour la commercialisation de semences et de plants potagers – ce qui est une bonne mesure – sans pour autant le permettre pour les fleurs et arbustes.
En réponse, le Ministre a confirmé qu’il n’entendait pas permettre la commercialisation des plantes d’ornement en arguant que ces produits n’étaient pas de première nécessité.
C’est oublier bien vite que la filière réalise la majorité de son chiffre d’affaires au printemps, soit de 50 à 80% entre le 15 mars et le 1er juin. Elle chiffre ainsi entre 600 et 800 millions d’euros les pertes dues à la crise.
C’est oublier également qu’à la différence d’autres secteurs qui retrouveront leurs stocks à la sortie du confinement, les plantes d’ornement sont destinées à la destruction si elles ne sont pas vendues dans les périodes où elles arrivent à maturité.
Par ailleurs, il apparaît que la grande distribution dont l’activité n’est pas impactée, propose à la vente des produits liés au jardin, parfois venant hors de France, instaurant ainsi une concurrence déloyale avec notre filière française.
JEAN-CLAUDE TISSOT

Sénateur de la Loire

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