Mise en place de mesure de vigilance pour lutter contre les « piqures sauvages »

MISE EN PLACE DE MESURES DE VIGILANCE POUR LUTTER CONTRE LES « PIQÛRES SAUVAGES » DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE NUIT. Communiqué de presse concernant la mise en place de mesures de vigilance pour lutter contre les piqûres sauvages dans les établissements de nuit.

Comme dans plusieurs départements métropolitains, depuis plusieurs semaines, un phénomène de « piqûres sauvages » a été détecté dans les bars et boîtes de nuit de la Loire.


De nombreuses personnes ont pu affirmer avoir eu des bouffées de chaleur, des maux de tête, des malaises avec la présence d’un point rouge sur le corps laissant supposer une piqûre par seringue à l’occasion d’une sortie dans l’un de ces lieux festifs.

À ce jour, les analyses sanguines des victimes ligériennes n’ont pas révélé formellement la présence de GHB.
Des enquêtes sont en cours à la suite de plusieurs plaintes déposées pour suspicion de « piqûres sauvages ».

Sans attendre le résultat de ces enquêtes, une réunion a été organisée vendredi 13 mai 2022, en préfecture avec les représentants des établissements de nuit de la Loire, pour faire un point de situation, échanger sur les mesures préventives à prendre et réaffirmer la mobilisation des forces de l’ordre dans le traitement des enquêtes relatives à ces faits ainsi que dans la prise en charge des victimes.


En complément des actions judiciaires menées par le parquet, une stratégie de communication préventive va également être mise en place en lien avec les établissements de nuit pour sensibiliser aux risques de ce phénomène qui s’intensifie partout en France.
La préfecture de la Loire rappelle les mesures à appliquer en cas de piqûre :
• Alerter immédiatement votre entourage, et si possible, le personnel de l’établissement dans lequel vous vous trouvez ;
• En tant que témoin : rester avec la victime ;
• Se rendre aux urgences le plus rapidement possible et signaler la piqûre. Dans un tel cas, un protocole de prévention de l’Accident d’Exposition au Sang (AES) sera alors déclenché, pour prendre en charge et/ou écarter le risque de VIH et d’hépatite B ;
• Effectuer un bilan toxicologique, nécessaire à l’établissement d’une analyse toxicologique dans le cadre de la procédure judiciaire ;
• Donner toutes les informations nécessaires aux forces de l’ordre et porter plainte.


Ces faits qualifiés de violences volontaires et d’administration de substance nuisible sont passibles de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

Quelques recommandations pour réduire les risques
Personnel des établissements de nuit :
• Être vigilant face à des comportements évoquant l’ivresse ou l’état de sommeil ;
• Être vigilant à propos de la circulation ou manipulation de fioles, seringues, poudre ;
• Être vigilant avec les personnes qui semblent suivre ou accompagner des personnes ivres.

Clientèle :
• Rester proche de vos amis ;
• Avoir un œil sur votre ami·e si vous notez un changement de comportement (ivresse, somnolence) ;
• Ne pas consommer de boisson dont vous ignorez la provenance ;
• Ne pas laisser votre verre sans surveillance.

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