Mémoires de la 1ere Guillotine de HAUTE-LOIRE

Marie-Martine Laulagnier de Barba, juriste spécialisée en voies d’exécution, droit fiscal et successoral, généalogiste professionnelle, a déjà publié un livre « Tranches de vie en Velay, 120 ans de faits divers dans l’arrondissement d’Yssingeaux, 1798/1918 », sélectionné lors de la Fête du Livre 2018 pour les prix France Bleu Révélations et Lucien Neuwirth.

Dans son nouveau livre elle a décidée de nous parler d’elle…

Permettez-moi de me présenter à vous. Je suis Louison, la première guillotine arrivée en Haute-Loire lors de la Terreur. e vous présente d’abord mes ancêtres (eh oui, je ne suis pas née avec Guillotin, il y a eu toute une famille avant moi !), puis je vous expose les détails de ma fabrication, mon arrivée dans le jeune département de la Haute-Loire, mes difficultés de logement, et la vie des exécuteurs, mes Charlots. Je vous parle aussi de mes pourvoyeurs dans le climat révolutionnaire. Et surtout, je vous raconte tout ce que j’ai appris sur mes victimes, qu’elles soient ecclésiastiques insermentés (ou leurs receleurs), contre-révolutionnaires ou criminels de droit commun.

présentation : Les Révolutionnaires mirent en place une guillotine par département. Aujourd’hui, c’est une guillotine de province qui prend la parole.

Elle va vous raconter ses lointaines origines, son arrivée dans une province rurale pendant la Terreur, sa vie quotidienne et celle des exécuteurs. Elle vous présentera aussi ceux qui furent ses victimes, en raison de leurs opinions ou de leurs mauvaises actions. Vous lirez avec effroi ou amusement le compte-rendu de leurs exploits et de leur attitude face à la mort. Elle vous éclairera aussi sur le déroulement des enquêtes ainsi que sur le fonctionnement d’alors de l’administration judiciaire.

Vous découvrirez peut-être qu’elle fut créée par humanisme, pour offrir aux condamnés une mort sans souffrance, mais aussi pour respecter le grand principe révolutionnaire d’égalité. Préfiguration de la mécanisation des tâches, elle fut aussi à l’origine du versement de pensions d’invalidité et de veuvage.

Mérita-t-elle l’opprobre dont elle fut et demeure victime, elle qui n ‘est qu’un instrument de l’humain ?

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