L’Insoumise Andrée Taurinya accueille Jean-Luc Mélenchon à Saint-Etienne

Hier vendredi soir, Jean-Luc Mélenchon a tenu un meeting à Saint-Étienne, auquel a participé la seule députée Nupes de la Loire, l’Insoumise Andrée Taurinya. Nous l’avons rencontré avant cet évènement, alors qu’elle s’apprêtait à inaugurer sa permanence parlementaire située dans sa circonscription. 

Ce local de permanence parlementaire que nous allons inaugurer est vraiment organisé pour être à l’écoute des gens, c’était mon souci. Pendant la campagne j’avais dit que si j’étais élu je serais un pied à l’Assemblée, un pied sur le pavé et la rue est pavée. Être un pied sur le pavé c’est être toujours présente dans les mobilisations et justement je viens du piquet de grève des de GRD. Des salariés qui sont en grève depuis 5 semaines.

C’est un local en rez-de-chaussée qui est accessible à toutes celles et tous ceux qui veulent connaitre mon travail à l’Assemblée et qui veulent m’interpeller sur tous les sujets qu’ils souhaitent, qui viennent avant même que nous l’ayons inauguré me solliciter sur certains sujets, m’alerter sur leurs besoins et c’est très intéressant, car cela me permet de faire remonter tout ceci à l’assemblée.

C’est un local qui est dans ma circonscription, qui est une circonscription avec beaucoup de quartiers populaires. Nous sommes pas loin du centre-ville, mais dans un quartier populaire. Ce sont quand même ces quartiers qui m’ont fait élire, parce que dans les quartiers populaires, la participation a été importante et cela a joué pour moi.

L’idée c’est que ce soit un local à l’écoute des habitantes et des habitants de ma circonscription et même au-delà puisque je suis la seule députée Nupes de la Loire, donc je me déplace dans d’autres circonscriptions.

Comme vous le savez peut-être j’ai déjà tenu plusieurs réunions publiques de bilan de mandat. Je l’ai fait dans ma circonscription juste un mois après mon élection à la Bourse du Travail, ensuite à Soulor. Tout dernièrement, nous avons organisé une réunion publique à La Cotonne, et comme je vais aussi au-delà de ma circonscription à la demande de mes camardes de la France Insoumise et de la Nupes, je suis aussi allé à Roanne et à Montbrison, ce qui me donne l’occasion d’expliquer dans ces villes-là comment ça se passe à l’Assemblée.

Mme Tarinya, vous inaugurez votre permanence parlementaire. Pourquoi avoir choisi ce local ? 

C’est vraiment un endroit organisé pour être à l’écoute des gens. Pendant la campagne j’avais dit que si j’étais élu je serais un pied à l’Assemblée, un pied sur le pavé et là la rue est pavé. Être un pied sur le pavé c’est être toujours présent dans les mobilisations et justement je viens du piquet de grève de GRDF. Des salariés qui sont en grève depuis 5 semaines.

C’est un local en rez-de-chaussée qui est accessible à toutes celles et tous ceux qui veulent connaitre mon travail à l’Assemblée et qui veulent m’interpeller sur tous les sujets qu’ils souhaitent, qui venaient avant même que nous l’ayons inauguré me solliciter sur certains sujets, m’alerter sur leurs besoins et c’est très intéressant, car cela me permet de faire remonter tout ceci à l’assemblée.

C’est un local qui est dans ma circonscription, qui est une circonscription avec beaucoup de quartiers populaires. Nous sommes pas loin du centre-ville, mais c’est un quartier populaire. Ce sont les quartiers populaires qui m’ont fait élire. Dans ces quartiers la participation a été importante et cela a joué pour moi.

L’idée c’est que ce soit un local à l’écoute des habitantes et des habitants de ma circonscription et même au-delà, puisque je suis la seule députée Nupes de la Loire, donc je me déplace dans d’autres circonscriptions.

J’ai déjà tenu plusieurs réunions publiques de bilan de mandat. Je l’ai fait dans ma circonscription juste un mois après mon élection à la Bourse du Travail, ensuite à Solaure. Tout dernièrement, nous avons organisé une réunion publique à La Cotonne, et comme je vais aussi au-delà de ma circonscription à la demande de mes camardes de la France Insoumise et de la Nupes, je suis aussi allé à Roanne et à Montbrison, ce qui me donne l’occasion d’expliquer dans ces villes-là comment ça se passe à l’Assemblée.

Et du coup cela ce passe comment à l’Assemblée ?

Et bien c’est quand même très tendu. La première vision que j’ai eue c’est celle des 89 députés d’extrême droite qui sont assis en face de moi.

Cette extrême droite que l’on a vue complètement décomplexée, puisqu’il y a même un député du Rassemblement national qui a insulté un des nôtres avec ce fameux ‘retourne en Afrique’ que personne n’a oublié et qui était très choquante. On n’aurait pas imaginé l’entendre dans le temple de la République, ça a sali notre devise.

L’extrême droite que l’on voit dans l’examen des textes, avec des propositions qui sont toujours une surenchère de la sécurité, de l’autoritarisme, on a bien vu leur position lors de l’examen de la réforme de la police.

Nous allons aussi voir leur position, bientôt, lorsque nous allons examiner le texte ‘Asile et immigration’.

Il n’y avait jamais eu de groupe parlementaire de l’extrême droite à l’assemblée et cette présence on l’a retrouvé dans l’actualité puisque vous avez vu les actions des groupes identitaires d’ultra droite qui s’en sont pris à nos militants à Lyon, qui s’en sont pris à nos députés. Carlos Bilongo a déjà été insulté à l’Assemblée, mais en se rendant à des réunions publiques à Bordeaux et à Lille, il y a eu des problèmes. C’est quelque chose de très grave qui est en train de se passer. Nous avons interpellé Gérald Darmanin dans l’hémicycle sur ces thématiques, on nous a promis de dissoudre ces groupuscules, cela devait déjà être fait, ça ne l’est toujours pas donc je doute de sa volonté de le faire.

Dissoudre un groupe, cela veut dire aussi lui enlever ces locaux, ces moyens et si ces membres s’expriment en temps que tel on peut les arrêter et les déférer devant la justice.

Le groupe Argos qui a attaqué une salle de shoot dans le 10e arrondissement de Paris était composé d’anciens militants de Génération identitaire…

Ou il y a une volonté politique d’arrêter ces gens, ou on les laisse faire et je constate qu’on les laisse faire.

Renaissance, LR et le Rassemblement national ont voté d’une seule main contre l’augmentation des salaires, contre l’augmentation du SMIC, contre l’isolation thermique des logements, contre l’ISF. Chaque fois que l’on a pu essayer de présenter nos amendements dans des textes pour faire aller les choses dans le bon sens, nous avons constaté qu’ils votaient tous ensemble de la même façon.

Là, il y a une autre bataille qui va s’engager, c’est celle des retraites, on va voir comment cela va se passer…

Vous avez parlé de l’extrême droite, il y a la majorité qui multiplie les records au 49.3… 

Parce que ce n’est pas la majorité, c’est une majorité très relative. Il arrive parfois que nous arrivions à faire passer des amendements contre le gouvernement qui vont dans le bon sens, parce que parfois les républicains votent avec nous, parce que parfois on est plus nombreux que les autres à l’Assemblée et même ça, ça nous est arraché par un 49.3.

Sur tous les textes qui touchent aux finances, ils peuvent en mettre autant qu’ils veulent. Donc là on est au dixième. C’est un dénie de démocratie, c’est très grave ce qui se passe.

C’est violent quand on voit Élisabeth Borne arrivée très raide, monter à la Tribune, pour noms annoncer un 49.3 avant même que l’on ne débatte.

Le 11 décembre, Elisabeth Borne a eu recours au 49.3 en rigolant. Qu’en pensez-vous ? 

C’est insupportable. Elle nous a dit « comme je vois que nous ne pouvons pas débattre, je suis obligé d’avoir recours au 49.3 », là nous nous sommes levés et nous l’avons applaudie, parce qu’elle se foutait de nous. C’est vraiment gonflé.

Concernant Adrien Quattenens, quelle est votre opinion personnelle ? 

J’assume complètement la décision collective que nous avons prise, qui n’est pas une décision qui a été prise à la va-vite, qui nous a demandé un temps de réflexion, d’échange. Nous avons décidé, il y a un mois, de mettre tout en place pour prendre une décision en toute sérénité. Nous avons désigné un groupe de travail de six personnes en parité. Le jour où est tombé ce jugement, nous avons pris une décision et nous l’avons fait avec plusieurs propositions qui ont été votées à bulletin secret. Cela veut dire que c’est une décision du groupe parlementaire de la France Insoumise, des 74 députés qui s’est faite dans le respect de chacun, de chacune, qui a abouti à une sanction qui n’est pas anodine, car nous l’avons exclu pendant quatre mois, jusqu’au 13 avril.

Ça veut dire qu’il ne votera pas. Cela veut dire aussi pour nous une baisse de nos moyens parlementaire, puisque nous avons un député en moins. Ça veut dire que nous aurons certainement une question orale en moins, des temps de parole en moins.

On lui a aussi proposé de suivre un stage auprès d’une association féministe pour essayer de réfléchir sur son comportement. C’est quelque chose que la justice aurait pu lui imposer, elle ne l’a pas fait, nous le faisons. Je trouve que c’est bien, c’est la condition que nous mettons à son retour dans notre groupe.

Adrien Quattenens a mis en cause le ministère de l’Intérieur, qu’est-ce que vous en pensez ? 

Il se demande comment la main courante est arrivée dans les pattes du Canard enchainé. C’est vrai qu’on peut s’interroger. Évidement ce genre de choses, c’est très difficile à vérifier, mais on a déjà vu des accointances entre la police et les médias. Je me souviens lors de la perquisition de la France Insoumise, que des responsables de notre parti étaient surpris de découvrir dans la presse des décisions qui avaient été prises par la police qui les concernaient.

Plus localement, étiez-vous beaucoup sollicitée par les ligérien.e.s avant l’ouverture de ce local ? Avez-vous ou allez-vous porter des thématiques de votre territoire à l’Assemblée ? 

Les gens peuvent de toute façon m’écrire à l’adresse publique et il y a plein de gens qui m’ont écrit. Il y a aussi tous les associations ou syndicats que j’avais rencontrés durant ma campagne à qui j’avais promis que nous nous reverrions si j’étais élue. J’ai tenu mes engagements pour garder du lien, pour voir comment certaines de nos conversations que nous avions eues peuvent raisonner dans l’assemblée par mon intermédiaire.

Après je ne suis pas une élue locale qui va résoudre un problème individuel spécifique.

J’ai visité la prison de la Talaudière, le 1er novembre, le dossier est là, nous sommes toujours en lien avec la direction, pour voir comment on peut améliorer les choses, car cela ne va pas du tout. Nous y sommes allés le lendemain d’un orage, il y avait des fuites d’eau partout. Il y a des problèmes d’exiguïté, de manque de personnel… Cela s’inscrit aussi dans une logique nationale, car dans le groupe auquel j’appartiens nous avons des campagnes thématiques. Cet été, nous avons eu Allo Ségur. Les 75 députés, nous sommes allés dans nos circonscriptions pour faire un audit dans les hôpitaux. Pour les prisons, c’est pareil, je l’ai fait ici à la Talaudière, j’irai à Roanne et il y a une campagne nationale.

La venue de Jean-Luc Melenchon ?  

Il vient pour essayer de mobiliser les gens par rapport à la bataille contre la vie chère et par rapport à la bataille contre les retraites qui s’annonce.

Pourquoi a-t-il choisi de venir à Saint-Étienne ? 

Cela faisait très longtemps qu’il voulait venir à Saint-Étienne et je pense qu’il a fait ce choix parce qu’il y a les salariés de GRDF qui sont en grève depuis 5 semaines. C’est une grève qui se fait partout en France, mais ici on a un des salariés qui a été trainé devant les tribunaux par la direction qui a été déboutée. C’est une tentative de discrimination syndicale qui a échoué.

Ils demandent une augmentation de salaire. Certains syndicats ont signé un accord qui a abouti à une augmentation de 2%, il me semble, mais eux demandent le double parce qu’Engie engrange 518 millions d’euros de bénéfice. L’augmentation demandée représenterait 17 millions de bénéfice, donc il resterait 520 millions à redistribuer aux actionnaires.

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