L’exposition « Kata : catastrophes minières » ouvre ses portes le 26 novembre au Parc-musée de la mine du puits Couriot

L’exposition « Kata : catastrophes minières » va ouvrir ses portes le 26 novembre au Parc-musée de la mine du puits Couriot, elle sera inaugurée le 28. (je n’ai pas été invité comme dab…)

Elle est basée sur les recherches effectuées par Jean-Paul Gaschignard auteur du livre Kata : catastrophes minières depuis maintenant plus de 5 ans, comme chercheur au Musée de la mine, et accompagnée du livre Kata : catastrophes minières, dont il est l’auteur.

Les accidents ont toujours été très nombreux dans les mines de charbon. On estime qu’ils ont, au total, fait cinq mille morts dans le bassin de la Loire, aux XIXe et XXe siècles. Parmi ces accidents, on compte de grandes catastrophes : 72 morts au puits Jabin, à Saint-Etienne, en 1871 ; plus de 189 dans le même puits en 1876 ; 79 morts au puits Chatelus, toujours à Saint-Etienne, en 1887 ; plus de 213 au puits Verpilleux en 1889, 118 au puits Pélissier en 1890, 70 au puits de la Manufacture en 1891… La série se ralentit au XXe siècle, sans pour autant s’arrêter : 48 morts dans l’incendie du puits Combes, à Roche-la-Molière, en 1928 ; 36 au puits de la Loire en 1939 ; au moins 65 au puits de La Chana en 1942… et encore six au puits Charles, à Roche-la-Molière, en 1968, dans le dernier accident
collectif du bassin.

Le livre donne d’abord une présentation assez complète et relativement détaillée des catastrophes minières du bassin de la Loire et de leur chronologie, y compris leurs impacts dans la région et en France. Il aborde ensuite, de manière très didactique, les causes techniques de ces accidents, et l’évolution de la sécurité minière en France aux XIX et XXe siècles. Son troisième chapitre, « Images de l’impensable », présente 35 images de catastrophes minières –estampes, dessins, tableaux, gravures, puis photographies- et les commente, en décrivant très rapidement leurs thématiques : la foule en attente, les sauvetages, les enterrements, l’instant de l’accident… Le dernier chapitre « Le Temps des commémorations », qui sert de conclusion, raconte les commémorations de ces catastrophes, dont l’exposition « Kata : catastrophes minières » fait partie, et présente les monuments qui les rappellent, très rares dans la Loire.
Les annexes comprennent une chronologie complète des accidents de 10 morts et plus dans les mines de la Loire, une chronologie des accidents miniers de 25 morts et plus dans les mines françaises, et une chronologie des accidents collectifs de la Loire après 1942.

On parle toujours, en France, de « coups de grisou » à propos des explosions dans les mines de charbon. L’analyse méthodique des causes de ces explosions, et en particulier du rôle des poussières de charbon, découvert après la catastrophe de Courrières en 1906, amène à conclure que la très grande majorité des grandes explosions, et en particulier de celles de la Loire, a été causée par les poussières de charbon, et non par le grisou.

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