Les enseignes d’Escape Game de Saint-Etienne Métropole lancent un appel à l’aide

Depuis le samedi 10 octobre, les enseignes d’escape game de Saint-Etienne Métropole, zones d’« alerte maximale », ont à nouveau dû fermer, et ce pendant au moins 15 jours. Malgré leur réouverture cet été et ce début d’automne, les établissements n’ont pas fait le plein et, même si une drastique charte sanitaire, « Jouons en confiance », est désormais appliquée dans la plupart des enseignes, le retour du public fut assez timide.

Les protocoles sanitaires des Escape Games sont strictes : des groupes de 5/6 personnes maximum dans une sphère amicale ou familiale, sans se mêler à d’autres groupes, gestes barrières permanents, port du masque en toutes circonstances. Peu de commerce peuvent s’en targuer…

Face à cette situation qui les place à nouveau dans une position très compliquée, les 8 enseignes ligériennes lancent par ailleurs un appel à l’aide par le biais d’un communiqué :

Nous n’avons pas un porte-parole de la notoriété de Philippe Etchebest. Nous n’avons pas le poids politique du Puy-du-Fou. Nous ne sommes pas un grand groupe côté au CAC 40. Nous représentons une activité récente dont certaines enseignes sont si jeunes qu’elles ne peuvent prétendre à (presque) aucune aide. Nous, les 860 enseignes d’Escape Game de France, devons progressivement fermer nos portes en dépit du bon sens.

Alors que les cinémas, théâtres, musées, restaurants sont à ce jour toujours ouverts, qui trouvera cohérent que nous soyons forcés de tirer le rideau ? Alors que :
– Le port du masque pour tous et en toute circonstance y est imposé et que le lavage des mains de chacun dès leur arrivée y est généralisé. Par ailleurs, ce sont des espaces vastes avec peu de personnes.
– L’Escape Game représente une activité pratiquée par une sphère d’amis, une même famille, en groupe de 5 à 6 personnes maximum, sans se mêler à un autre groupe.
– Nous ne sommes pas un lieu proposant de l’alcool ou un repas. Le respect des gestes barrières y est total et permanent. Peu de commerces peuvent s’en targuer.
Pousser des entreprises françaises à la faillite par méconnaissance de leur activité, c’est irresponsable !

Nous avons pleinement conscience de la situation sanitaire qui touche notre pays. Nous sommes des citoyennes et citoyens responsables. Nous ne faisons pas passer la croissance économique avant la santé des plus fragiles. Nous avons d’ailleurs attendu d’être les derniers à pouvoir rouvrir en mai et en juin, sans se plaindre de l’incohérence de cette décision ou faire preuve d’impatience. Nous avons été collectivement solidaires pour s’assurer du respect total du protocole sanitaire dès notre réouverture. Nous avons même constitué notre propre charte « Jouons en Confiance », allant bien au-delà des recommandations du Ministère du Travail.
Que devons-nous faire plus pour être considérés ? Veut-on laisser mourir des petites sociétés qui investissent en France et sont génératrices d’emplois sur le territoire national car on ne les connait pas et qu’on les a placées dans une catégorie d’établissements recevant du public fourre-tout ?

Monsieur Jean Castex, Premier Ministre, Monsieur Olivier Véran, Ministre de la Solidarité et de la Santé, Madame Elisabeth Borne, Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs, Maires des communes concernés, Préfets, n’abandonnez pas nos loisirs de proximité car encore méconnus des pouvoirs publics.

Réagissez, #LibérezLesEscapeGames.

Garance Damart gérante de 1909 Escape Game et The Green Escape Game
Charlotte et Tristan Meallier, gérants d’S-Cape
Maud Instamboulian et Amandine Argaud gérantes de l’Azyle
Fabrice Farget-Broisin gérant de Games
Nicolas Valour gérant du Laser Game Evolution
Tony Ficarella gérant Peaky Gamers
Fabien Torruella et Nicolas Turnel gérants de Last Door
Alexandre Morlevat gérant de Can You Escape Andrézieux

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