Les élu·es écologistes stéphanois ne se satisfont pas de l’annonce de retrait du maire de ses représentations publiques

Le groupe municipal Le Temps de l’écologie, à la veille d’un conseil municipal de rentrée très particulier, réaffirme avec fermeté sa position concernant l’affaire de chantage qui secoue Saint-Étienne. Les élu·es écologistes siègeront au conseil municipal du lundi 26 septembre et au conseil métropolitain du jeudi 29 septembre.

Les élu·es écologistes stéphanois condamnent à nouveau les propos odieux tenus dans le bureau du maire à l’encontre de l’ancien premier adjoint, qui aurait été victime d’une ignoble machination. Le groupe Le Temps de l’écologie a rapidement demandé la suspension volontaire du maire, de son adjoint à l’éducation, et de son directeur de cabinet. C’est le minimum nécessaire pour restaurer un peu de sérénité dans la gestion de la ville et de la métropole, tant pour le personnel et les élu·es que pour les habitant·es.

Les élu·es écologistes stéphanois ne se satisfont pas de l’annonce de retrait du maire de ses représentations publiques. Ce n’est qu’un retrait dans une tour d’ivoire, d’où il continuera de tirer les ficelles et fera perdurer le fonctionnement mis en place depuis 2014. Lors de l’affaire Fillon, M. Perdriau avait demandé le retrait du candidat avant même sa mise en examen. Nous notons que son éthique d’hier n’est plus celle d’aujourd’hui.

Les élu·es écologistes demandent que toute la lumière soit faite sur des pratiques qui dépassent l’entendement. Ces méthodes font penser que faute d’un projet fédérateur  pour la ville, l’équipe municipale a tenu en ayant recours à une certaine violence.

Les écologistes étaient malheureusement bien conscients de la capacité du maire à user de tous les moyens pour faire tomber ses adversaires. Pour exemple, la candidate EELV, investie par la NUPES, en a fait les frais pendant sa campagne des législatives de juin 2022. Le maire l’avait accusée d’avoir volé de l’électricité à la municipalité lors d’un événement festif organisé à Montreynaud.

Saint-Étienne mérite mieux que l’exercice hyper centralisé du pouvoir par son premier magistrat et son ex-chef de cabinet. Depuis l’arrivée de Gaël Perdriau aux commandes de la mairie en 2014, les élu·es écologistes dénoncent l’opacité de la gouvernance municipale : manque d’éléments pour prendre des décisions en toute connaissance de cause, manque d’indicateurs d’évaluation, refus de répondre à leurs questions.

Le groupe Le Temps de l’écologie salue la démarche de neuf membres de la majorité, tout en déplorant qu’ils ne soient pas assez exigeants et surtout pas assez nombreux. Certains comportements ne supportent aucun accommodement.

La ville de Saint-Étienne et Saint-Étienne Métropole doivent tirer les leçons de tels errements au plus vite. Elles doivent se donner les moyens pour que cela ne se reproduise plus. Il est urgent de restaurer la confiance en nos institutions, largement entamée aujourd’hui. Ces dérives doivent être combattues et pour cela, la transparence totale est nécessaire.

Les élu·es écologistes stéphanois participeront au conseil municipal du lundi 26 septembre et au conseil métropolitain du jeudi 29 septembre. Ils porteront les aspirations des habitant·es, et exprimeront critiques et propositions. Les élu·es écologistes continueront à porter un projet écologiste, solidaire et ouvert à toutes et tous, face à une majorité en grande partie tétanisée par la violence.

Le groupe municipal Le temps de l’écologie réaffirme sa position et ses propositions constructives :

  • La suspension immédiate de ses fonctions du maire visé par la plainte et le départ immédiat du directeur de cabinet de Saint-Étienne et Saint-Étienne Métropole pendant la durée de l’enquête judiciaire.
  • Toute la lumière doit être faite rapidement sur cette affaire concernant le maire et sa majorité.
  • L’ouverture d’une enquête sur les dysfonctionnements démocratiques dans les élections locales si les déclarations des accusateurs devaient être confirmées.
  • L’instauration de procédures permettant d’assurer une réelle transparence dans le mode d’attribution des subventions aux associations.
  • Une transparence totale dans les attributions et le fonctionnement du cabinet du maire et du président de la Métropole : nombre de collaborateurs, fonctions, rémunérations.
  • L’adoption d’une charte de pratiques respectueuses pour régir les débats au sein du conseil municipal, en excluant certaines formes de violence verbale et d’attaques personnelles qui n’ont pas leur place dans des débats démocratiques.
  • La transformation des conseils consultatifs en commissions extra-municipales ouvertes à toutes les citoyennes et à tous les citoyens, ainsi qu’aux élu·e·s n’appartenant pas à la majorité.

 

Germain Collombet, Danielle Teil, Jean Duverger, Olivier Longeon, Julie Tokhi
Conseillers métropolitains de St-Etienne Métropole
Conseillers municipaux de St Etienne

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