Le lourd silence de la majorité municipale n’indigne pas que les élus d’opposition

Sextape stéphanoise. La pression continue.
Douze anciens adjoints et conseillers municipaux du premier mandat de Gaël Perdriau viennent de publier un communiqué commun. Ces élus estiment avoir rempli leur mandat « avec loyauté et honnêteté ». La révélation du scandale de la sextape a été pour eux une vraie surprise et ils se déclarent profondément choqués par ces révélations. Pour les signataires, leur mandat au service de la ville de Saint-Etienne s’est effectué sous le règne de la terreur . Ces anciens élus ont été aussi indignés par le scandale des détournements de fonds publics à travers deux associations fantomatiques. Abusés, ces ex-élus déplorent l’image que donne la ville de Saint-Etienne.

Ils s’estiment trahis et demandent la mise en retrait totale du maire, la requalification en licenciement pour faute grave du départ du directeur de cabinet. Ils sont indignés par le lourd silence de la majorité municipale actuelle et ils réaffirment, en conclusion, leur soutien à Gilles Artigues.

Un second courrier à Elisabeth Borne.
Les trois groupes d’opposition de gauche au conseil municipal de Saint-Etienne, socialiste, communiste et écologiste viennent de publier un communiqué commun et une lettre à la première ministre pour demander à nouveau la mise à l’écart du maire LR de Saint-Etienne. Les signataires rappellent que le code général des collectivités territoriales permet au gouvernement de révoquer par décret du conseil des ministres un élu en faute. Lors du conseil municipal du 26 septembre dernier, ces élus avaient demandé un vote à bulletins secrets sur la révocation du maire. Celui-ci avait refusé nettement cette option.

Aujourd’hui, son opposition demande à Elisabeth Borne de se pencher sur la question d’un vrai retrait du maire de Saint-Etienne, président de la Métropole.

En bref.
Licencié pour rupture de confiance, le directeur de cabinet du maire de Saint-Etienne va effectuer son préavis à son domicile. En principe, on ne devrait plus le voir errer dans les couloirs de l’hôtel de ville. Licencié pour rupture de confiance, il devrait toucher une importante indemnité.
Cette après-midi se réunit le bureau des maires de la Métropole. A cette occasion, certains élus pourraient à nouveau demander une vraie mise à l’écart de leur président.
Quant à la grogne sociale, elle se poursuit avec, ce jour 6 octobre, une grève municipale des personnels des cantines scolaires, des écoles et des crèches municipales. Rappelons que la ville n’a plus d’adjoint aux écoles depuis la démission de l’adjoint, Samy Kefi Jérôme.

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