Le Député de la Loire Quentin Bataillon interroge le gouvernement pour la crise de l’essence

Le Député de la Loire Quentin Bataillon a adressé une question à Clement Beaune, Ministre délégué chargé des Transports, cette après-midi lors de la séance des questions d’actualité au gouvernement sur les pénuries de carburant en France.

“Merci Madame la Présidente. Ma question s’adresse au Ministre délégué chargé des Transports.
Monsieur le ministre,

Sur ces bancs et avec vous, nous travaillons activement pour mettre fin à la dépendance de la France au pétrole et déployer avec les élus locaux, partout, des transports collectifs et doux. Cependant, aujourd’hui, des dizaines de millions de Français n’ont pas d’autre choix que d’utiliser leur voiture ou leur moto pour se déplacer. Or, depuis plusieurs jours, nous assistons tous, dans nos circonscriptions, au spectacle désolant des longues files d’attente devant les stations-services… Chez moi, dans la Loire, à Saint-Etienne, c’est déjà plus d’une heure d’attente. Je veux aussi dire le désarroi des gérants des stations-services qui ne peuvent plus commander d’essence depuis plusieurs jours comme à Saint-Priest-en-Jarez.

Monsieur le ministre,
Des Français ne peuvent plus aller travailler. Des agriculteurs ne peuvent plus produire. Des professionnels de santé ne peuvent plus exercer leur mission vitale. L’inquiétude monte. Et pour répondre à La France Insoumise, ce ne sont pas les bourgeois qui paniquent. Car les bourgeois peuvent souvent télétravailler et utiliser d’autres moyens de transports. Ce sont les employés, ce sont les ouvriers qui n’ont pas d’autre alternative que leur véhicule. Et c’est à eux que nous pensons. Combien de temps encore les cars scolaires, les ambulances, les camions de pompiers, les transporteurs de marchandises pourront-ils circuler ? Cette situation, nous ne la devons pas à la quantité d’essence. Encore moins aux aides que nous avons votées cet été face à l’inflation. Nous la devons à ce nouveau concept qui s’appelle « la grève préventive ».
C’est-à-dire bloquer avant d’écouter. Bloquer avant de dialoguer. Bloquer avant de négocier. J’ai même envie de dire : Bloquer avant de respecter.

Car bloquer c’est prendre en otage. C’est prendre en otage le reste de la France.

Car bloquer c’est prendre en otage. Et ma question sera simple, qu’entend faire le Gouvernement face à cette situation inacceptable ?
Le ministre Bruno le Maire a ouvert la voie ce matin : Allons-nous réquisitionner ?”

Le Député Quentin Bataillon a obtenu cette réponse inédite du gouvernement :

“Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Députés, Monsieur le Député Quentin Bataillon.
Comme vous, comme l’a rappelé le gouvernement, nous pensons d’abord en effet à ces millions de Français, ces millions de familles, ces de travailleurs qui depuis quelques jours vivent une situation extrêmement difficile à cause d’une minorité qui préfère le blocage au dialogue. Nous ne laisserons pas faire. Nous avons agi depuis le départ. Nous avons laissé une chance au dialogue social et comme l’a indiqué la Première Ministre, nous prendrons en effet les mesures de réquisition ciblées et nécessaires pour mettre fin à cette situation, là où le dialogue n’a pas été saisi après avoir laissé la porte ouverte le plus longtemps possible car c’était aussi notre responsabilité. Votre majorité, notre majorité à agi depuis cinq ans pour protéger pour relancer notre économie pour créer des emplois et nous ne pouvons pas laisser ces efforts ruinés par une stratégie du blocage, comme vous l’avez dit par un nouveau concept étonnant “la grève preventive”. C’est pour eux, c’est pour ces Français que nous agissons.

Permettez-moi aussi de dire que depuis le départ, Christophe Béchu l’a rappelé à l’instant nous avons agi pour que cette situation face au blocage soit la moins pénalisante possible. Nous avons pris des mesures pour que les camions puissent circuler le week-end. Nous avons débloqué avec Agnès Pannier Runacher les stocks stratégiques de carburant aujourd’hui il faut agir plus fort et plus vite, nous n’hésitons pas à le faire comme nous l’avons annoncé depuis le départ et comme l’a rappelé la Première ministre.

Permettez moi aussi Monsieur le député de rendre hommage aux professionnels du secteur routier qui ont assuré, malgré les difficultés, malgré leurs propres difficultés l’approvisionnement de notre pays, le transport de nos enfants dans les bus scolaires. Il y a des endroits où c’est difficile, aujourd’hui c’est bloqué, c’est aussi une des raisons pour lesquelles nous devons agir. Mais j’ai échangé chaque jour avec eux, ils ont fait preuve d’un grand courage, d’une grande détermination et je veux aussi saluer cet engagement et cette résilience. Vous avez raison monsieur le député, ce n’est pas la bourgeoisie qui craint les grèves comme on l’entend sur les bancs de la France Insoumise. Vous l’a protégez très bien, merci pour elle. Nous agissons pour les travailleurs, nous agissons pour ceux qui veulent travailler. Nous agissons pour ceux qui ont besoin aujourd’hui des transports du quotidien pour mener leur vie et ne pas être bloqués. »

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