Invitation à la découverte : le château de Rochetaillée

DATE DE CONSTRUCTION : XIIème et XVIème siècles.

Rochetaillée se trouve à 5 km de Saint-Étienne, dont elle est rattachée depuis 1972, surplombé par une église gothique du XVIe siècle. Située sur la ligne de partage des eaux entre le Furan et le Janon, qui rejoignent l’Atlantique et la Méditerranée, la commune abrite un barrage sur le Furan, construit en 1866 et appelé « Gouffre d’Enfer ». Un second barrage, le Pas-de-Riot, est réalisé en 1878.

Le château de Rochetaillée est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1930. Le Site classé en 1942. Cette structure fortifiée du XIIe siècle témoigne de la construction des donjons dès le début du XIe siècle pour contrôler les passages des routes et des cols dans les zones frontalières du comté de Forez. Elle atteste également de la militarisation du donjon, avec l’abandon de la fonction de logis au profit de la seule fonction défensive et l’évolution des procédés de construction souvent intimement liés aux évolutions de l’artillerie.

Posé avec délicatesse sur son colossal éperon de quartz, le site nous apparaît aujourd’hui dans son ensemble sous la forme de ruines, qui semblent muettes pour l’éternité. Nul doute qu’il n’en fut rien ! La position stratégique du château, son aspect de forteresse inexpugnable, la rigueur de sa façade, nous laissent à penser que le site est trop beau pour ne pas avoir été convoité par les hommes. Sa position n’est certainement pas due au hasard, car le précipice qui le flanquait du côté Nord le rendait imprenable.

A l’origine, cette forteresse médiévale, bâtie selon un plan polygonal, accrochait ses murailles de schiste sombre au rocher par quatre colossales tours de défense, dont trois se dressent encore aujourd’hui.

Est-ce qu’un culte celtique fut célébré dans ces lieux ? Est-ce que les Romains s’y établirent ? Aucun vestige plausible n’a été découvert, aucune piste vraisemblable ne permet d’étayer cette thèse.  La seule chose dont nous sommes certains, c’est qu’au XIIème siècle il est fait mention de l’existence d’un château (en témoigne un accord effectué en 1167, entre le comte du Forez et l’Archevêque de Lyon). infos http://jeanmarieborghino.fr

Une fois restauré, le manoir contenait en 1753, selon l’inventaire de Jacques de Bernou, baron de Rochetaillée : « une chapelle, au-dessous de laquelle est un bûcher, huit chambres, deux garde-robes et au-dessus, une grande galerie et deux greniers ; un ravelin dans lequel il y a une citerne et deux tours avec une cave ». On signale également, devant le château, « une grande allée de 80 pas de long et 16 à 20 de large » qui correspond en gros à la route, depuis le magasin d’alimentation général actuel et la boulangerie. La tradition rapporte qu’il existait aussi un plan incliné pour chevaux depuis le seuil du château jusqu’à cette allée. Écrits de Maurice Bedouin (novembre 1982)

Le château, entièrement en schiste, est assis sur une lentille ou une dent de quartz haute de plus de 13 m et qui culmine à 786 m d’altitude. Le flanc Ouest dessine une courte et abrupte pente. L’Est présente une élévation de plus de 20 m.

Les deux courtines s’évasent en un rectangle fermé au Nord par un troisième mur. La tour ronde se dresse à l’angle Nord-Ouest, et la barbacane en fer à cheval s’avance sur la courtine Ouest.

Actuellement, on accède à la barbacane par un escalier métallique. Un ancien manteau de terre, érodé depuis, aurait permis jadis un accès plus aisé depuis la route départementale.

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