Hausse des prix : la Région AURA dénonce le chantage de la direction nationale de la SNCF

Réunis en Assemblée plénière, ce vendredi 16 décembre, les élus de la Région Auvergne-Rhône-Alpes ont adopté à l’unanimité un vœu de l’exécutif dénonçant le chantage de la direction nationale de la SNCF. L’entreprise demande à la Région de lui verser 168 millions d’euros pour faire face à la crise énergétique. Une demande qui entraînerait une très forte hausse des tarifs des TER pour les usagers.

Laurent WAUQUIEZ, Président de la Région, a alerté, dès jeudi 15 décembre, sur cette situation intolérable. En conséquence, la Région demande au gouvernement une aide de 168 millions d’euros pour protéger, comme il l’a fait en Île-de-France, le pouvoir d’achat des habitants du territoire.

En Auvergne-Rhône-Alpes, la direction nationale de la SNCF a demandé à la Région de lui verser, en plus de sa contribution annuelle de 583 millions d’euros, un surcoût de 25%, soit 168 millions d’euros, pour faire face à la hausse des tarifs de l’électricité. Ce surcoût est même exigé sans proposer, en parallèle, une amélioration de la qualité de service.

La Région ne cèdera pas à ce chantage inacceptable de la direction nationale de la SNCF et refuse d’infliger à ses habitants une hausse des abonnements TER. Elle demande donc au gouvernement une aide de 168 millions d’euros, comme il l’a fait pour la Région Île-de-France, pour protéger le pouvoir d’achat des usagers et des familles d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Ce vœu de l’exécutif a été adopté à l’unanimité par les élus régionaux, lors de l’Assemblée plénière de ce 16 décembre.
Début décembre, en effet, le gouvernement a décidé de verser à Île-deFrance Mobilités une aide de 200 millions d’euros pour protéger les usagers de la région parisienne d’une forte augmentation de leurs abonnements de transports. Île-de-France Mobilités prévoyait en effet de répercuter sur les usagers la hausse des prix induite par la crise de l’énergie.
Cette décision est une bonne chose pour la Région Île-de-France et ses habitants. Mais l’argent de tous les Français ne peut être utilisé pour protéger le pouvoir d’achat des habitants d’une seule région, avec tout le sentiment de mépris et d’abandon que cela peut générer dans nos territoires confrontés, eux aussi, à la crise énergétique et à l’inflation. Tous les Français méritent, en effet, la même attention et la même protection de la part du gouvernement.

Exposé des motifs :
Le Gouvernement a décidé début décembre de verser à Ile-de-France Mobilités 200 millions d’euros pour protéger les usagers de la région parisienne d’une trop forte augmentation de leurs abonnements de transport. Ile-de-France Mobilités voulait en effet répercuter sur les usagers la hausse des prix de l’énergie telle que présentée par les entreprises de transports, dont la SNCF.

Si cette annonce gouvernementale est une bonne chose pour la Région Île-de-France, cela pose un vrai problème : on aurait alors l’argent de tous les Français qui serait utilisé pour garantir le pouvoir d’achat d’une minorité, avec tout le sentiment de mépris et d’abandon que cela peut générer dans nos territoires.

En Auvergne-Rhône-Alpes, la SNCF a demandé à la Région de lui verser en plus de sa contribution annuelle de 583 millions d’euros, un surcoût de 25% soit 168 millions d’euros pour faire face à la hausse du tarif de l’électricité, sans proposer en parallèle aucune amélioration de la qualité de service.

La Région ne cédera pas à ce chantage inacceptable de la direction nationale de la SNCF et refuse d’infliger aux auvergnats et aux rhônalpins la double peine : payer pour faire baisser l’abonnement en Île-de-France et payer ici son abonnement à un tarif en très forte hausse.

Vœu :
La Région dénonce le chantage de la direction nationale de la SNCF.
La Région demande au Gouvernement d’accorder aux usagers des transports d’AuvergneRhône-Alpes la même attention que celle qu’il apporte aux usagers d’Ile-de-France, en lui versant un montant de 168 millions d’euros pour protéger le pouvoir d’achat des voyageurs.