Gaël Perdriau, la sortie se rapproche

Doizieux tire un trait sur le parc éolien.
La France n’est pas les îles Canaries. Dans l’archipel espagnol, la plus grande part de l’énergie électrique est produite par des gigantesques parcs éoliens situés au bord de l’océan. En France, la contestation est quasi générale quand un projet éolien émerge.

C’est le cas dans la commune pilatine de Doizieux où le conseil d’Etat vient de mettre un terme à un projet d’implantation vieux de 12 ans et riche en polémique. Les opposants se montrent satisfaits, eux qui avaient mis en avant des arguments de préservation du paysage. Il faut dire que le site choisi au sommet du Pilat est  classé Natura 2000. Le promoteur, la société ABO WIND, vient de renoncer en prenant note des
contraintes paysagères.

Où va Gaël Perdriau ?
Après Marianne, le maire encore LR de Saint-Etienne, après une cure de silence suivie d’une nouvelle frénésie médiatique, a fait l’objet d’un grand article dans l’hebdomadaire de droite, Valeurs actuelles.
Logique avec ses déclarations antérieures, il critique Valérie Pécresse qu’il estime « pas claire avec Eric Zemmour ». Il rappelle qu’avant même la primaire des LR, il avait dénoncé « la course à l’échalote » de son parti. Il dénonce une formation allant du centre à l’extrême droite de MM Ciotti, Retailleau et Aubert.

Pour autant, il n’apprécie pas la ligne « ultralibérale » d’Emmanuel Macron. Invité de BFM, il a réitéré ce discours. Hier vendredi 17 février, il était l’invité matinal de Public Sénat. Sur un fond blanc et assis entre les drapeaux européen et français, il a récité son refus du duo Macron-Pécrese. Interrogé par la journaliste de la chaîne parlementaire, il a avoué ne soutenir aucun candidat. Dans ce qu’il appelle encore sa famille politique, les langues commencent à se délier : La sortie se rapproche.

Une analyse signée Maurice Vincent.
L’ancien sénateur maire socialiste de Saint-Etienne reste discret mais attentif à l’évolution politique de sa ville et de son pays.
Ainsi, vient-il de publier sur les réseaux sociaux une analyse qui ne manque pas de pertinence. Manifestement, les sondages calamiteux de Mme Taubira et Hidalgo l’ont incité à reprendre la plume.

Il commence par s’interroger sur les postures de MM Mélenchon et Jadot et il constate qu’il reste peu d’espace pour un parti socialiste. Pour lui, la faiblesse du PS est la conséquence d’une absence de travail depuis dix ans, de l’abandon du thème de la laïcité au PC et de l’idéal socio-démocrate à Macron. Dans une époque d’injustice sociale et de non prise en compte de l’autonomie de la personne âgée, il est regrettable à ses yeux que la social démocratie soit absente. Il estime que le suicide du PS est partagé entre François Hollande et les frondeurs. Il conclut en souhaitant une vraie remise à plat.