Fusion des Universités de Saint-Etienne et de Lyon : le double discours électoraliste de Gaël Perdriau

Communiqué des élus d’opposition de gauche à la Mairie de Saint-Etienne au sujet de la fusion des Universités de Lyon et de Saint-Etienne.

Gaël Perdriau vient d’indiquer qu’il entendait « refuser de signer en l’état les statuts prévoyant la fusion » de l’Université Jean Monnet avec d’autres établissements lyonnais.
Ce réveil et cette prise de position soudains n’ont sans doute rien à voir avec le fait que nous avons déposé un vœu en ce sens pour les débats du Conseil municipal, prévu pour lundi prochain !

Après de longs mois de silence, Gaël Perdriau fait mine de s’émouvoir du manque de concertation des collectivités locales, lesquelles sont des partenaires financiers historiques de l’UJM. Nous ne pouvons qu’approuver une telle demande de débat, que nous portons, seuls, depuis plusieurs semaines maintenant.

Chacun appréciera le double discours du candidat-maire, qui déclarait pourtant, lors de la réunion du Conseil métropolitain du 7 février 2019, à Villars : « Il est important de ne pas rater les opportunités, de ne pas rater le train. […] Le principal risque, c’est de ne rien faire. […] Ce projet a été véritablement construit ; il a été partagé avec les élus de l’agglomération. L’ensemble des élus du grands bassin […] de Saint-Etienne et de Lyon, soutiennent ce projet et y croient. »

Aux élus qui s’étaient alors émus de la possible disparition, à plus ou moins long terme, des formations de grade Mastère et Doctorat à Saint-Etienne, Gaël Pedriau répondait alors que « la peur est très mauvaise conseillère ». Le candidat-maire semble donc désormais, lui aussi, gagné par la peur… ou par celle des électeurs stéphanois qui sont attachés à l’UJM et au maintien d’une offre pluridisciplinaire riche et variée sur notre territoire ?

Incohérence, électoralisme, opportunité de communication : Gaël Perdriau devra se justifier d’un tel revirement.
Nous ne manquerons pas d’observer également avec attention le vote des élus de la majorité municipale qui siègent aussi au Conseil départemental, lesquels ont refusé, vendredi 29 novembre, de s’exprimer contre ce projet de fusion et l’ont au contraire approuvé et soutenu.

Pierrick COURBON (Groupe Nouvelle Gauche), Maryse BIANCHIN (Groupe Communiste), Anaclet NGAMENI (Groupe Nouvelle Gauche), Marie-Hélène THOMAS (Groupe Communiste), Myriam ULMER (Groupe Nouvelle Gauche).

Ne cherchez pas la réponse de la Mairie ICI je suis blacklisté….oh les démocrates

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