Fusion des universités de Saint-Etienne et de Lyon : Frédérique Vidal persiste à soutenir un projet voué à l’échec

Hier, en Commission des Affaires Culturelles et de l’Education de l’Assemblée Nationale, à l’occasion du début de l’examen du Projet de loi relatif à la programmation de la Recherche pour les années 2021 à 2030, j’ai souhaité interpeller la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Frédérique Vidal, à propos du projet de fusion des universités de Saint-Etienne et de Lyon.

Ce projet, mené au forceps par la Présidente de l’Université Jean Monnet (UJM), malgré un mouvement de contestation historique, a de toute évidence du plomb dans l’aile. Le report du Conseil d’Administration de validation des nouveaux statuts de l’Université-cible du 30 septembre au 23 octobre illustre bien le malaise actuel, notamment après la prise de position claire des représentants étudiants fin juillet.

Alors qu’aucune évolution n’était possible il y a encore quelques semaines, nous avons appris que les statuts avaient été retouchés à la marge cet été, offrant quelques maigres avancées, dont le changement de nom de la nouvelle entité qui intégrerait Saint-Etienne, mais aussi des garanties sur la pérennité de notre CHU.

Toutefois, rien n’a bougé concernant la revendication principale des élus locaux et du « collectif UJM », à savoir le maintien de l’autonomie de l’UJM par la préservation de sa personnalité morale et juridique.

Aussi, j’appelle de mes voeux la construction d’un « plan B », alternatif, de coopération, qui privilégie une association et non une fusion et qui puisse inclure d’autres établissements, comme par exemple Lyon 2.

Dans sa réponse, Frédérique Vidal s’est engagée à recevoir les élus locaux inquiets des conséquences du projet de fusion tel qu’il se dessine et à « respecter les établissements ». Le passage en force n’est pas une option : notre territoire mérite mieux que cela !

Saint-Etienne ne peut devenir la seule Métropole française sans université autonome. Le projet de fusion doit être remis à plat dans le cadre d’une concertation apaisée, comme je l’ai suggéré à la Ministre en juillet. Seule une large concertation de tous les acteurs politiques et universitaires de la Loire et du Rhône nous permettra de sortir de cette impasse par le haut.

Régis JUANICO
Député de la Loire
Vice-Président de la Commission des Affaires
Culturelles et de l’Education

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