Dominique Ponchardier, le stéphanois créateur du personnage du « Gorille »

Après un petit sondage sur la page Facebook « Saint-Etienne avec le coeur », plusieurs noms sont sortis, et pour dire vrai certains m’étaient inconnus ou plutôt vague.

Aujourd’hui on va redonner vie à Dominique Ponchardier.

Sa mère lui disait assurait-il : « Tu es un bon petit, mais tu es un loup ».

Il existe une rue Pierre-et-Dominique-Ponchardier à Saint-Étienne (quartier de Fauriel), à proximité des anciens bâtiments de Manufrance reconvertis en pôle tertiaire.

Dominique Ponchardier, est un résistant, haut fonctionnaire et écrivain français, il était né le 3 mars 1917 à Saint-Étienne, il est mort le 17 avril 1986 à Nice (Alpes-Maritimes). Il est particulièrement connu pour la série policière du Gorille, publiée sous son nom de plume, A.L. Dominique. Il fait ses études secondaires à Saint-Etienne, Nice et Brest.

Il effectue son service militaire lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Blessé, il rentre dans la Résistance dès octobre 1940. En 1942, il participe à la création du réseau « Sosie » avec son frère Pierre.

Trahi en janvier 1944, traqué par la Gestapo et la Milice, en même temps que son frère, sa mère et sa femme, il continue malgré les arrestations à réorganiser ses réseaux sans jamais interrompre son activité. Il est à nouveau blessé en avril 1944 lors d’une mission de relèvement d’ouvrages à Dieppe : mitraillé en même temps que son adjoint, mais moins sérieusement blessé que lui, il réussit à ramener ce dernier jusqu’à la base qu’il rejoint à bout d’épuisement.

Chargé en août 1944, avec son frère Pierre, de reconstituer un réseau en Alsace-Lorraine, il fait le coup de feu avec lui dans tous les endroits où le maquis se bat contre les Allemands.

Il termine la guerre avec le grade de chef de mission de première classe à la Direction générale des études et recherches (DGER).

Il mène, entre 1954 et 1962, une carrière littéraire à succès sous le pseudonyme d’A.L. Dominique. Il crée alors le personnage du Gorille dans la collection Série noire pour laquelle il aurait inventé le mot « barbouze ». Il a adapté certains de ses romans au cinéma.

Membre en 1948 du conseil de direction du RPF, mouvement politique fondé par Charles de Gaulle, En 1963, il est chargé de mission lors de la guerre d’Algérie contre l’OAS et conseiller technique auprès de Michel Maurice-Bokanowski, ministre de l’Industrie. Dominique Ponchardier reprend du service lors de la guerre en Algérie comme chargé de mission pour contrer l’OAS.

De 1964 à 1968, il est ambassadeur en Bolivie. D’après l’amiral René Besnault, cette nomination, sous la présidence de Charles de Gaulle est certainement liée à la présence en Bolivie de nombreux anciens nazis.

Ponchardier supervise le séjour du Général qui visite la Bolivie les 28-29 septembre 1964 dans le cadre de son voyage en Amérique du Sud. La visite s’effectue dans un contexte de vives tensions entre le président Víctor Paz Estenssoro et son vice-président René Barrientos qui le renversera en novembre 1964.

Lorsque Ponchardier se rend à Cochabamba, où le président français doit séjourner, à quelques jours de l’arrivée de la délégation française, rien n’est prêt. Le palais où la réception doit se tenir est vide, son toit est percé, il n’a ni eau, ni électricité. Par ailleurs, l’aérodrome et les routes d’accès sont parsemés de nids-de-poule. Cependant, une réconciliation nationale s’effectue entre le président Estensorro et son vice-président pour que la visite puisse avoir lieu dans les meilleures conditions.

En 1967, Ponchardier négocie la libération et l’expulsion vers la France de Régis Debray, capturé par les militaires boliviens alors qu’il quittait les maquis guévaristes (Ernesto « Che » Guevara sera tué peu de temps après)4.

Il est ensuite haut-commissaire à Djibouti jusqu’en 1971.

Il termine sa carrière dans le secteur privé. De 1971 à 1981, il est président des Comptoirs français du développement du textile / Compagnie française pour le développement des fibres textiles (devenue Dagris).

Il est inhumé à Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes).

infos internet notamment wikipedia

PRINCIPALES PUBLICATIONS :

• Les pavés de l’Enfer, Gallimard, Paris 1950
• Gaffe au Gorille!, Gallimard, Paris 1954
• Le Gorille vous salue bien, Gallimard, Paris 1954
• Le Gorille se mange froid, Gallimard, Paris 1955
• Le Gorille dans le Pot au noir, Gallimard,Paris 1955
• Le Gorille sans cravate, Gallimard, Paris 1955
• Gorille sur le champ d’azur, Gallimard,Paris 1955
• La valse des gorilles, Gallimard,Paris 1955
• L’Archipel aux Gorilles, Gallimard, Paris 1955
• Le Gorille et le barbu, Gallimard, Paris 1955
• Le Gorille chez les Mandingues, Gallimard, Paris 1956
• Un Gorille dans la sciure, Gallimard, Paris 1956
• Le Gorille dans le cocotier, Gallimard, Paris 1956
• Le Gorille en Bourgeois, Gallimard, Paris 1956
• Trois gorilles, Gallimard, Paris 1956
• Paumé le Gorille !, Gallimard, Paris 1956
• Le Gorille et l’Amazone, Gallimard, Paris 1956
• Le Gorille compte ses abattis, Gallimard, Paris 1956
• Couscous Gorille, Gallimard, Paris 1956
• Le Gorille en bretelles, Gallimard, Paris 1956
• Le Gorille se met à table, Gallimard, Paris 1956
• Poker Gorille, Gallimard, Paris 1956
• Entre le Gorille et les Corses, Gallimard, Paris 1956
• Le Gorille bille en tête, Gallimard, Paris 1957
• Le Gorille au frigo, Gallimard, Paris 1957
• Le Gorille crache le feu, Gallimard, Paris 1957
• Le Gorille dans la verdine, Gallimard, Paris 1957
• Le Gorille en pétard, Gallimard, Paris 1957
• Les suspects, France-Empire,Paris 1957
• Le pavé du Gorille, Gallimard, Paris 1958
• Le Gorille en révolution, Gallimard, Paris 1959
• La Dame de Tadjoura, Gallimard, Paris 1973
• La mort du Condor, Gallimard, Paris 1976

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