Dino Cinieri interpelle la Ministre de l’Industrie

Intervention de M. Dino Cinieri, député de la Loire, en commission des affaires économiques le mercredi 9 février.

Le député a interpellé la Ministre de l’Industrie concernant l’entreprise Aubert et Duval, l’un des fleurons de l’industrie à Firminy. M. Cinieri a rappelé l’importance de préserver les entreprises locales, indispensables pour le développement de notre territoire. M. Cinieri a rappelé les actions de Laurent Wauquiez, Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, sur notre territoire et a demandé à la Ministre de s’engager pour que les secteurs stratégiques français, comme Aubert et Duval, restent sous contrôle national et ne soient pas vendus à des groupes étrangers.

« Madame la Ministre. Territoire historiquement industriel, le département de la Loire a su conserver sa spécificité, en atteste les 26 % d’emplois dans l’industrie, contre une moyenne régionale à 21 % et nationale à 17,5 % et plus de 20 000 emplois dans la métallurgie mécanique. C’est le premier secteur industriel pourvoyeur d’emploi ! Aux côtés de Laurent Wauquiez nous avons adopté dès 2016, une stratégie régionale de développement. Notre souhait est de ramener de l’emploi, de relocaliser et de reconquérir de la souveraineté industrielle (…). Dans ma circonscription, à Firminy, le maire Julien Luyat est inquiet sur l’avenir de l’entreprise historique d’Aubert et Duval qui est spécialisée dans la production d’alliages, notamment pour l’industrie aéronautique civile qui représente environ 70% de son chiffre d’affaire. (…) Malgré son statut de leader mondial dans le domaine des super alliages et des aciers à haute performance, cette pépite nationale rencontre de grandes difficultés financières. (…). Nous sommes intervenus auprès du gouvernement pour lui demander de protéger cette entreprise et des emplois et préserver son savoir-faire indispensable pour notre avenir. Pouvez-vous nous garantir, Madame la Ministre, que l’État s’opposera à tout rachat par un groupe étranger afin de garantir notre indépendance stratégique ? »