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Echos de campagne.
Depuis hier au soir 18 heures, la campagne de second tour est lancée. Jeudi à 17h45, France 3 AURA propose un débat avec les leaders
des trois listes, Andréa Kotarac, Fabienne Grébert et Laurent Wauquiez.

Georges Ziegler dans la tourmente. C’est la plus grosse surprise du premier tour des départementales : le président du conseil départemental est quasiment à égalité dans son canton stéphanois qu’il représente depuis plus d’un quart de siècle. S’il est élu dimanche, il sera attendu au tournant pour le troisième tour, celui de l’élection du président de la collectivité. Il devra ensuite aborder les sénatoriales dans un contexte compliqué car d’autres élus LES plus jeunes lorgnent aussi vers le jardin du Luxembourg.

La phrase du jour. Elle est signée du binôme stéphanois de la Loire en commun, Florent Haspel et Andrée Taurinya : »nous nous fixons un cap. Nous ne serons jamais des soutiens de Gaël Perdriau« .

Un autre candidat de gauche, Michel Debout, professeur de médecine, signe avec Michel Rochefort une tribune dans le Monde sur le rôle des départements en matière d’autonomie de la personne âgée. Pour l’auteur, les conditions de travail des aides à domicile doivent être au cœur des préoccupations des départements qui gèrent l’APA, l’aide personnalisée d’autonomie.

Boën-sur-Lignon. C’est dans ce canton qu’on trouve le seul binôme d’un petit parti d’extrême-gauche, le POID, le parti ouvrier indépendant et démocrate. Le parti enregistre un étonnant score de 4,91% des suffrages, bien au-delà des modestes scores des formations de la gauche de la gauche.

Quant au parti de gauche de Gérard Filoche, la GDS, la gauche démocrate et sociale, il constate « une profonde crise démocratique avec une très faible participation à cause de la trahison des attentes ».

L’hippodrome de Feurs labellisé.
L’hippodrome de Feurs, qui a déjà fait l’objet d’une rénovation de fond, vient de décrocher le label EquuRES qui récompense les efforts
entrepris en matière de développement durable et de bien-être animal.
L’obtention de ce label comprend pas moins de 118 points de contrôle. Sur le plan environnemental, les efforts doivent porter sur les économies d’énergie, le respect de la biodiversité, la qualité des sols, de l’eau et de l’air. Les conditions d’accueil du public sont aussi prises en compte ainsi que l’amélioration de la condition animale.

Celle-ci passe notamment par la taille des box. La sécurité générale doit être soignée. En plus, à Feurs, l’hippodrome fait des efforts pour devenir un équipement phare du centre ville grâce à des salles qui accueillent des congrès, des réunions, des loisirs.

François Cherix est un citoyen helvétique francophone Ce conseiller en stratégie et en communication est aussi un Européen convaincu. Fin connaisseur des systèmes politiques suisse et français, il vient de publier chez Slatkine Editions un nouvel essai intitulé « Le crépuscule du récit révolutionnaire » avec un sous-titre éloquent : »Regard sur les tourments du débat politique français de la crsie des gilets jaunes à celle du coronavirus ». Ce voisin genevois connaît bien son pays, son système fédéral , son goût pour la démocratie permanente à travers des référendums cantonaux ou fédéraux.

Résultat : la Suisse a désormais pour parti majoritaire, l’UDC, clairement à droite. Pour l’auteur, son pays marie populisme et puissance économique. Chez son voisin français, il note une propension permanente à démolir les élites. Il analyse attentivement « le cas Macron », un homme non issu du milieu politique professionnel  mais appuyé sur des députés débutants. Il constate une succession de crises, la montée du populisme malgré la présence d’un chef d’Etat intelligent. Un livre passionnant, plein de points d’interrogations sur le paysage politique de deux voisins. Et qui reste pertinent après cette abstention abyssale que vient de connaître la France.
www.slatkine.com