Dans la rue et dans les cafés stéphanois, on ne parle que de la sextape

Fête du livre.
C’est dans ce contexte lourd qu’Isabelle Rabineau, directrice de la fête du livre, limogée l’an dernier quinze jours avant l’événement, raconte sur les réseaux sociaux son limogeage et met en cause le directeur de cabinet du maire. Le processus est déclenché.

En mairie, certains souhaitent des éclairages sur différents sujets à commencer par le micro-parti, la Manufactures d’idées ». Pour l’instant, les protagonistes du scandale jouent la victimisation ou l’indifférence.
Sauf que dans la rue et dans les cafés stéphanois, on ne parle que de la sextape.

Sextape stéphanoise : Redémarrage.
Une grande effervescence régnait hier en mairie de Saint-Etienne. En ce premier jour de la semaine, neufs membres de la police judiciaire ont perquisitionné l’hôtel de ville de Saint-Etienne, le centre technique municipal  et les domiciles du maire et des principaux protagonistes du scandale.

Des dossiers, des téléphones, des ordinateurs ont été saisis. Les locaux des associations culturelles, AGAP et France-Lettonie, ont aussi été visitées dans le cadre de l’enquête sur le détournement de fonds publics. Pour l’instant, seul
Gilles Artigues a été auditionné. Cet imprévu a empêché le maire et son inséparable directeur de cabinet de « travailler ».

C’est donc, le premier adjoint, Jean-Pierre Berger, qui a successivement présidé le bureau d’adjoints et le conseil de majorité municipale. Les trois élus UDI, MM Artigues, Boucher, Chambe étaient absents ainsi que l’adjoint aux écoles. Le nouveau directeur général des services a été présenté aux élus dans un contexte de montée de la grogne sociale. La CFDT vient de sortir un nouveau tract et les assistantes des écoles maternelles CGT manifestent sur les marches de l’hôtel de ville.

A gauche et à droite.
Ce même 5 septembre, les élus verts de la ville et de la métropole ont renouvelé leur invitation aux protagonistes de l’affaire de se mettre temporairement en retrait. Il y va de la sérénité et de la continuité du travail des collectivités.. L’invitation au retrait concerne aussi le directeur de cabinet qui avait fait l’objet d’un rapport de la cour régionale des comptes.

Sur le plan politique, le principal événement de ce début de semaine est la diffusion du communiqué du maire-adjoint, Claude Liogier. Dans un bref texte diffusé après les deux réunions d’élus, l’élu déplore l’absence de transparence et l’absence du maire. Sollicité par la presse, l’adjoint a préféré prendre du recul avant de s’exprimer. Aujourd’hui, il exprime « son dégoût devant des pratiques de barbouzes qu’il n’imaginait pas possible dans notre ville ».

Après avoir exprimé sa sympathie pour Gilles Artigues, l’adjoint souhaite une procédure rapide et que « les protagonistes soient sévèrement sanctionnés » . Après cette prise de position d’un élu LR important, on peut imaginer que d’autres élus vont sortir d’un silence pesant.

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