Connaissez vous l’histoire de la Sainte-Barbe Stéphanoise ?

Sainte-Barbe est la patronne des mineurs mais aussi des pompiers et des artificiers.

fouilla c’est le 4 décembre mes belets voila une bien belle histoire de gaga

À l’époque où l’extraction minière était en activité, cette journée était chômée pour les mineurs mais payée. L’ensemble du personnel des mines, les élèves de l’École des mines et les autorités locales se réunissait. La journée commençait par des tirs de pétards. Le cortège portait la statue de Sainte Barbe de l’église vers la chapelle sur la colline du même nom. Après la messe, un pain ou une brioche était bénis et partagés, et les autorités remettaient les médailles du travail.

La fête traditionnelle de la Sainte Barbe se poursuit de nos jours, même si l’activité d’extraction a cessé depuis les années 1970. Après le cortège du centre-ville au musée, une soirée festive est organisée chaque année avec la traditionnelle brioche et se termine par un feu d’artifice au pied du chevalement du Puits Couriot – Parc musée de la mine.

Célébrée chaque année le 4 décembre, cette fête religieuse est devenue un moment festif à Saint-Étienne et sur le territoire stéphanois. Elle perpétue et garde en mémoire le passé minier de la ville, encore très présent dans les esprits et les vieilles familles stéphanoises. On ne peut pas penser à la Sainte Barbe sans nommer l’ami Fernand Fraisse.

La légende de Barbe est celle d’une jeune fille qui vit au 3e siècle en Bithynie (Turquie actuelle). Son père, Dioscore, apprenant que Barbe s’est convertit au christianisme, l’enferme dans une tour car elle refuse de se marier. La jeune fille réussit à s’enfuir mais son père la retrouve et la traîne devant le gouverneur romain qui la condamne à d’affreux supplices.

La jeune fille refusant d’abjurer sa foi, le gouverneur ordonne à son père de lui trancher la tête. Dioscore obéit mais est aussitôt châtié par le ciel etil est foudroyé. Depuis ce jour, Barbe protège contre la foudre. À Saint-Etienne, elle protège aussi contre le coup de grisou, tant redouté des mineurs. Sainte-Barbe est la patronne des mineurs mais aussi des pompiers et des artificiers.

info : https://vpah-auvergne-rhone-alpes.fr

La veille de la fête, le travail était avancé au maximum. Au milieu de la matinée, le travail s’arrêtait et la fête commençait ! Les bouteilles, descendues en cachette plusieurs jours avant et dissimulées dans la mine, ressortaient. La bistouille (généralement du genièvre) arrosait le briquet (casse-croûte du mineur). Les mineurs chantaient et se racontaient des histoires souvent grivoises !

Au fur et à mesure de l’avancement de la journée, l’alcool aidant, les esprits s’échauffaient. A l’heure de la remonté, certains finissaient dans les berlines ; les moins éméchés poursuivaient la fête dans les estaminets et la nuit était souvent courte !