Chroniques stéphanoises….les crises minières

Avec Pierre Mazet nous rendons hommage à l’histoire de Saint-Etienne et ses environs a travers les chroniques stéphanoises en vidéos. Après la version chroniques écritent sur le site, la version livre, depuis quelques semaines c’est une échange en vidéo pour parler de cette histoire a notre façon.

Aujourd’hui nous revenons sur les crise minières.

Si vous regardez bien autour de vous, le passé minier de la ville s’estompe. Les Crassiers se recouvrent de végétation. Heureusement, le musée du Puis Couriot,  nous rappelle que la mine a été un élément essentiel dans le développement de la ville et de sa région.

La mine était présente partout dans la ville. Son exploitation est très ancienne. Pendant longtemps, nous avons été la première région productrice de charbon. Ce n’est que dans la deuxième moitié du XIXe siècle que le nord nous à supplanter. À cette époque nous assurions près de la moitié de la production de charbon française.

Mais la mine ce ne sont pas que des tonnes de charbon, la mine c’est aussi des hommes, qui de l’ingénieur,  un ouvrier représenté près de 30 000 personnes après la première guerre mondiale. Mais c’est aussi un travail dangereux dans lequel près de 800 personnes ont laissé leur vie entre 1860 et 1945. L’ennemi c’est le grisou. Le grisou est un gaz qui contient 90 % de méthane donc très inflammatoire. Même s’il y a d’autres dangers que d’être le mineur,  l’incendie ou encore les inondations.

Mais la mémoire collective a surtout retenu les coups de grisou. En raison du grand nombre de victimes qu’elles ont causé.

Nous en avons retenus certaines, qui ne sont pas forcément les plus meurtrières car je ne suis pas certain que l’importance de la catastrophe ce soit seulement des chiffres. La première c’est produit en 1871 au puy Jabin. Le 8 novembre à 20h, il est possible que des lampes en mauvais état est provoquées l’étincelle qui a causée l’explosion. On dénombre 70 morts sur les 92 qui était au fond, un scénario similaire se reproduisit le 4 février 1876. Malgré la mise en place d’un aérage mécanique et de nouvelles lampes de sécurité un coup de grisou enflammé met le feu aux poudres aux poussières charbonneuse qui explose et mettre le feu à leur tour à d’autres masses de poussière.  la plupart des 186 mineurs qui  ont trouvé la mort dans l’explosion ont été asphyxiés.

Si on a pensé à renforcer la sécurité notamment en introduisant de la ventilation mécanique mais également aussi des lampes qui permettait la détection du réseau pourtant, un terrible coup de grisou eu lieu le 3 juillet 1889, au puy Verpilleux, près de Méons, 207 mineurs trouvent la mort et le procès ne permet pas d’établir les causes de l’explosion et n’aboutit à aucune condamnation.

Sous l’impulsion de Michel Rondet, secrétaire général des mineurs de la Loire dont nous parlerons dans une prochaine chronique, ce personnage aujourd’hui un peu méconnu des Stéphanois a pourtant marqué de manière profonde le syndicalisme minier non seulement dans la Loire mais dans la France entière., il exige la mise en place de délégués de mineurs qui constituerait un contre-pouvoir essentiel en terme de prévention et de constat d’accident. Il faudra attendre 1890 pour qu’une loi mettre fin à la toute-puissance, et que l’on donne aux salariés le droit de désigner le représentant. Elle aura des prolongements dans la décennie suivante notamment grâce a Robert Viviani et Albert Thomas qui mettront en place des délégués d’atelier qui auront une fonction de représentation et de contrôle.

Rappelons qu’au puits de la Chana entre Saint-Etienne et Villars en 1942, c’est 65 personnes qui ont trouver la mort, et plus près de nous en 1968 au puy Charles à Roche-la-Molière six mineurs ont trouvé la mort. Les années 70 vont sonner le glas de l’exploitation minière à Saint-Étienne. Il nous en reste le souvenir d’un groupe d’hommes et de femmes dur à la tâche et portant haut  les valeurs de solidarité.

Michel Rondet le Père du syndicalisme minier