58e édition du Salon International de l’Agriculture et le développement des produits biosourcés qui permet de sécuriser le revenu des agriculteurs

SALON INTERNATIONAL DE L’AGRICULTURE : 79% des Français considèrent que le développement des produits biosourcés permet de sécuriser le revenu des agriculteurs

Selon le dernier baromètre ACDV/IFOP sur les Français et les produits biosourcés qui sortira en mars prochain, la fabrication de produits biosourcés crée de nouveaux débouchés pour les agriculteurs et donc participe à consolider leur revenu.

Une image contenant texte, herbe, capture d�écranDescription générée automatiquement

L’agriculture nourrit, mais fournit aussi la matière première utilisée dans la fabrication de nombreux produits et matériaux !

 

Février 2022 – A l’occasion de la 58e édition du Salon International de l’Agriculture (#SIA2022) les produits biosourcés seront à l’honneur. En effet, une maison du biosourcé va y être construite, au sein de l’espace Agri’Expo dans le Hall 2.2. Les visiteurs pourront ainsi visiter cette maison grandeur nature et découvrir 55 produits biosourcés fabriqués par 35 entreprises françaises (de la peinture au revêtement de sol en passant par les produits du quotidien).

Les produits biosourcés, parce qu’ils sont issus de sources végétales ou animales, permettent une utilisation efficace de ces ressources : sans priver les gens de nourriture et sans appauvrir la terre, ils apportent au monde agricole un supplément de revenu et pérennisent les exploitations grâce à une diversification des débouchés. Ils contribuent au développement agricole et soutiennent l’économie des territoires ruraux.

Il semblait donc important pour l’Association Chimie Du Végétal de rappeler les premiers chiffres tirés du dernier Baromètre de l’ACDV/IFOP sur « les Français et les produits biosourcés ». Toujours plus convaincus de l’intérêt des produits biosourcés, 79%[1] des Français considèrent qu’ils permettent de sécuriser le revenu des agriculteurs et 77%[2] des Français pensent que leur développement favorisera la redynamisation économique de territoires français fragilisés.

 

« Fortement innovante, la chimie du végétal crée de la valeur à tous les stades de la chaîne de production et au cœur des territoires. Elle rend possible un renouveau industriel qui associe une valorisation plus complète des ressources agricoles et offre de nouveaux débouchés à haute valeur ajoutée aux produits agricoles et forestiers. En pensant la valorisation des ressources renouvelables dans leur globalité, on offre aux agriculteurs la possibilité d’utiliser à la fois des productions et des co-produits agricoles à des fins industrielles, d’augmenter leur revenu et même de développer leur production agricole. Et pour les industries de transformation de ces ressources, on ouvre des voies d’innovation :  la ressource végétale apporte en effet aux matériaux des propriétés nouvelles et des performances techniques supplémentaires tout à fait spécifiques et intéressantes », analyse François Monnet, président de l’ACDV.

 

L’agriculture et les produits biosourcés

Pour l’ACDV, la France dispose de tous les atouts pour être un champion de la bioéconomie, l’économie qui s’appuie sur les bioressources : elle est en effet la première puissance agricole d’Europe et la deuxième industrie chimique, sans oublier la troisième surface forestière. Mais elle est pourtant loin de valoriser tout son potentiel.

En France, 600 000 hectares[3] de cultures sont consacrés (totalement ou partiellement) aux biomatériaux et bioproduits, soit 2% de la surface agricole utile. Secteur à plus haute valeur ajoutée de la bioéconomie, la chimie du végétal, qui représente 11% des matières premières[4] utilisées par l’industrie de la chimie en France, permet l’implantation de structures de R&D et de sites industriels au cœur des bassins de production agricole : plus de 300[5] sites impliqués dans la chimie du végétal maillent d’ores et déjà notre territoire. Dans un contexte socio-économique difficile[6] pour l’agriculture et une concurrence exacerbée sur le marché mondial des matières premières, la filière des produits biosourcés concourt à la pérennisation des exploitations agricoles en France et ouvre la possibilité pour les agriculteurs d’envisager, pour leur production, de nouveaux débouchés et générer durablement de la valeur.

A propos de l’Association Chimie Du Végétal (ACDV)

Regroupant une soixantaine d’adhérents représentatifs de l’ensemble de la chaine de valeur de la filière*, l’Association Chimie du Végétal (ACDV) a été créée il y a 13 ans. Elle s’est donnée pour mission de promouvoir la filière des ingrédients, matériaux et produits biosourcés. Au carrefour de compétences multi-secteurs et multi-activités, l’ACDV est un interlocuteur réfèrent, reconnu par les pouvoirs économiques et politiques, français et européens. www.chimieduvegetal.com – Retrouvez-nous sur Twitter @ChimieVegetal et LinkedIn

* Industriels en amont (agroindustriels et chimistes), entreprises de biotechnologie, industriels dits en aval (utilisateurs de composés issus de biomasse), pôles de compétitivité, organismes professionnels.

 


[1] 2 Étude réalisée par l’Ifop pour l’Association Chimie du Végétal auprès d’un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas), par questionnaire auto-administré en ligne du 24 au 28 janvier 2022.

 

[3] 4  Source Ministère de l’Agriculture

 

[5] Source ACDV, voir cartographie

 

[6] En 40 ans en France métropolitaine, de par le grignotage lié à l’urbanisation et les difficultés économiques du monde agricole, 2,4 millions d’hectares de terres agricoles ont été perdus, soit 7,7 % en moins : en surface, c’est quasiment l’équivalent d’un département français qui disparaît tous les 10 ans (source Agreste). De même, la part des agriculteurs exploitants dans l’emploi a fortement diminué, passant de 7,1 % en 1982 à 1,5 % en 2019 (source Insee).