Capteurs sonores à Beaubrun / Tarentaize : Gaël PERDRIAU sèchement rappelé à l’ordre par la CNIL

Alors que nous l’interrogions encore lors du Conseil municipal du 16 septembre dernier sur son projet d’implantation de capteurs sonores dans le quartier de Beaubrun / Tarentaize, Gaël PERDRIAU avait une fois de plus botté en touche, qualifiant nos propos de « tissu de mensonges ».


Le tissu devait toutefois être fait d’une belle étoffe, puisque la CNIL vient de rendre un avis détaillé extrêmement négatif, dont Télérama a publié des extraits.

Pour la CNIL, les projets expérimentaux de Gaël PERDRIAU sont « susceptibles de violer les textes relatifs à la protection des données à caractère personnel ». Elle ajoute même que le couplage des capteurs sonores au réseau de caméras de vidéosurveillance
« apparaît comporter des risques substantiels pour les libertés individuelles, notamment le droit au respect à la vie privée » et « conduit à renforcer l’intrusivité du système et le niveau de surveillance dont fait l’objet la population vivant, circulant ou travaillant dans la zone
concernée ».

La CNIL ne fait donc que confirmer les craintes exprimées depuis plus d’un an maintenant par les élus de l’opposition, rejoint par le collectif citoyen « Serenicity » et un collectif d’habitants du quartier concerné. Rappelons que plusieurs manifestations ont été
organisées contre ce projet avant que le Maire ne daigne organiser une simple « réunion d’information »… Avant cela, il avait préféré communiquer uniquement via des médias nationaux.

Cette mobilisation collective aura fini par payer puisque nous sommes passés en l’espace de quelques mois de « on peut faire ce que l’on veut », comme le déclaraient les industriels porteurs du projet, à une expérimentation « susceptible de constituer une ingérence grave dans l’exercice des libertés et des droits fondamentaux ».

Que ce triste épisode puisse servir de leçon à ceux pour qui nos quartiers ne sont que des terrains d’expérimentations potentiellement lucratives.
On ne joue pas impunément avec les libertés des Stéphanois, au mépris de toute règle éthique, juridique et démocratique. Il s’agit d’un véritable camouflet pour Gaël PERDRIAU, qui devrait l’inciter à davantage d’humilité dans la conduite de projets controversés.

communiqué des élus d’opposition de gauche à la Mairie de Saint-Etienne Pierrick COURBON (Groupe Nouvelle Gauche), Maryse BIANCHIN (Groupe Communiste), Anaclet NGAMENI (Groupe Nouvelle Gauche), Marie-Hélène THOMAS (Groupe Communiste), Myriam ULMER (Groupe Nouvelle Gauche).

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