Qui se souvient du Lycée Honoré d’Urfé à l’origine ?

Voici l’histoire du Lycée Honoré d’Urfé qui à l’origine était au cœur du centre ville Stéphanois, racontée par Marie-France Arnould.

Situé dans un premier temps place Saint Louis, entre l’Eglise et les Nouvelles Galeries, il accueillait les classes de la 11ème au Bac .

Il fut crée en 1894 avec 25 élèves et à la rentrée 1957 il fut transféré au Mont car il était devenu trop petit pour le nombre d’élèves. L’année précédente les cours étaient dédoublés, le matin ou l’après midi pour palier l’exigüité des locaux. Certaines classes avaient été installées au Rez de chaussée , au fond des jardins municipaux où se trouvait d’ailleurs l’internat .

Personnellement j’y ai fait toute ma scolarité comme de nombreuses camarades.
Les classes primaires étaient au rez-de-chaussée, sauf les deux classes de 7 èmes qui étaient au dernier étage.

La 7 ème 1 préparait à l’examen d’entrée en 6 ème car « de mon temps » on entrait en 6 ème que si on réussissait l’examen d’entrée : toutes les matières à l’écrit , la 7 ème 2 au certificat d’études.

La cour de récréation était du coté de la rue Michelet, très étroite et noire. mais attention souvenirs d’enfant.

Les classes étaient mixtes jusqu’en 9 ème et ensuite on était entre filles.
Lycée de jeunes filles oblige. Il y avait la même chose pour les garçons au lycée Claude Fauriel .

Inutile de dire que le corps enseignant était uniquement féminin, en primaire et en secondaire (ce qui explique que jusque dans les années 70, il y avait deux agrégations une pour les femmes et une pour les hommes)

Du point de vue vocabulaire, on ne faisait aucune différence entre « le primaire » et « le secondaire ». On allait au lycée.
Une grande partie des élèves habitait dans le centre de Saint-Etienne, nombreuses étaient les filles des commerçants du centre ville.

Si on arrivait en retard, la porte étant déjà fermée, on devait sonner et le concierge Monsieur Allègre, nous faisait entrer, attendre dans le couloir et on venait nous chercher pour passer d’abord dans le bureau de la surveillante générale (maintenant Conseillère d’éducation) la Surgé , avant d’aller en cours . Inutile de dire que cela nous arrivait rarement .

Quand on est parti au Mont, encore en chantier, cela a été une bouffée d’air , d’autant que la Directrice de l’époque mademoiselle Vincenot . était « plus cool » que Mademoiselle Rousset. Je disais Lycée de jeunes filles mais en 1961-1962 , une exception : il y avait trop d’élèves pour la deuxième partie de Bac au Lycée Claude Fauriel et certains furent donc admis au Lycée Honoré d’Urfé d’où par exemple 4 classes de philo .

Les anciens profs ne voulurent pas de garçons dans leurs classes, aussi en Philo IV uniquement de jeunes professeurs dont Huguette Bouchardeau, avec elle pas de problèmes car c’était la matière dominante mais j’ai le souvenir d’un prof de math qui avait moins de chance car à l’époque en Philo le coef de math devait être de 1.

Pour plus d’info sur l’Histoire du lycée :
Honoré d’Urfé . Un lycée de Saint-Etienne d’Anne Cherrier

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