Le Sénateur Jean-Claude Tissot a défendu des amendements pour lutter contre les déserts médicaux

Communiqué de Jean-Claude Tissot, Sénateur de la Loire, suite au scrutin solennel du Sénat au projet de loi “Organisation du système de santé”.
Ce mardi 11 juin, j’ai voté contre le projet de loi de transformation de l’organisation du système de santé. Au regard des besoins constatés dans la Loire, je me suis particulièrement mobilisé sur ce texte pour proposer des mesures visant à lutter contre
les déserts médicaux, défendre les hôpitaux de proximité et assurer l’égal aux soins partout sur le territoire.
Sur les déserts médicaux, la majorité sénatoriale et le gouvernement refusant toute mesure relevant de la régulation de l’offre médicale, mes différents amendements ont été rejetés. Seules avancées en la matière :
– Nous avons adopté un amendement transpartisan qui prévoit que la dernière année d’études des étudiants de médecine en 3ème cycle (médecine générale et spécialités déficitaires) soit une année de pratique ambulatoire en autonomie, réalisée en cabinet ou en maison de santé, dans les zones manquant de médecins généralistes et de certains spécialistes (zones rurales, insulaires et politique de la ville).
– Nous avons aussi obtenu, avec mes collègues du groupe socialiste et républicain, la primauté du critère des besoins de santé du territoire sur celui de la capacité d’accueil des facultés dans la détermination du nombre d’étudiants reçus en 2ème et 3ème années de 1er cycle.

Pour lutter contre la fracture numérique et notamment son usage, nous avons obtenu que soit retenu le principe de “médiation numérique” pour les personnes peu à l’aise avec les nouvelles technologies, notamment en zone rurale.
En revanche, je regrette que mon amendement visant à renforcer le rôle des élus locaux au sein des conseils stratégiques des groupements hospitaliers de territoire (GHT), ait été rejeté.
Le recours aux ordonnances, notamment pour définir les critères constitutifs des hôpitaux de proximité, témoigne une fois encore de la volonté du gouvernement de court-circuiter le Parlement sur des questions cruciales.
De même, le fait que le gouvernement n’ait pas pris le temps de la concertation avec les acteurs de la santé et les élus locaux, a privé ce texte de nombre de solutions innovantes et surtout des mesures qui l’auraient rendu acceptable par les acteurs concernés.
Tout au long de l’examen du texte au Sénat, le gouvernement s’est systématiquement opposé à toutes les avancées proposées. Pire, il a fait revoter l’amendement de ma collègue Laurence Rossignol sur l’allongement du délai d’accès à l’IVG, adopté de justesse quelques jours plus tôt, afin de s’assurer de son rejet par la droite sénatoriale.
Pour toutes ces raisons, j’ai voté contre ce projet de loi, avec l’ensemble des sénateurs et sénatrices du groupe socialiste et républicains.
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