Qui se souvient que la première ligne de chemin de fer française était stéphanoise ?

La première ligne de chemin de fer française fut officiellement ouverte en 1828 entre Saint-Etienne et Andrézieux. Il s’agissait d’abaisser le coût du transport du charbon qui freinait le développement des gisements locaux. Les premiers tarifs ferroviaires étaient inférieurs de 25% à ceux du roulage, bien que le tracé de ce tronçon d’intérêt minier fut semblable à celui d’une route de montagne. Le 1er mars 1832, la ligne fut ouverte aux voyageurs. La traction animale ne fut remplacée par la traction vapeur qu’en 1844.

C’est le  30 juin 1824, qu’une ordonnance avait approuvée le tracé d’une vingtaine de kilomètres entre Saint-Étienne et Andrézieux. Ce tracé épouse au maximum la topographie du terrain afin de limiter les frais.

Le 21 juillet de la même année, une ordonnance royale approuve définitivement la création de la Compagnie de Saint-Étienne à la Loire dont Louis Antoine Beaunier prend la direction. La société, au capital d’un million de francs, doit à elle seule assurer le financement de la création de la ligne. Parmi les actionnaires, Beaunier, à hauteur de 50 000 F, on compte ses associés dont Jacques Millerret, actionnaire majoritaire, mais aussi ses deux autres concurrents non retenus pour la concession : la société Frerejean et celle fondée par de Gallois, pour 170 000 F chacune. Au final, le projet coute deux millions de francs.

Bien que Beaunier ait toujours su se faire respecter et être apprécié, l’idée de ce projet satanique est rejetée par beaucoup de propriétaires et de riverains.

Ce projet est rondement mené en 1825, début du terrassement, 1826, pose du premier rail et le 30 janvier 1827, le premier « train » circule en France.

Plusieurs dates sont retenues pour le démarrage de la ligne. Pierre-Louis Gras, qui enseigna à l’École des Mines, et la ville d’Andrézieux, considèrent qu’il s’agit du 18 juin 1827, tandis que d’autres sources mentionnent le 30 juin pour la mise en service de ligne. L’inauguration officielle a lieu le 1er octobre 1828.

La liaison entre les mines de Saint-Etienne et le Rhône présentait de plus grandes difficultés techniques. Pour réduire au minimum l’inclinaison des rampes et élargir les courbes, Marc Seguin multiplia les ouvrages d’art et les terrassements. Treize tunnels et un viaduc, au confluent du Rhône et de la Saône, furent construits sur cette ligne de 58 km, dont les rails n’étaient plus en fonte mais en fer, posés sur des traverses en bois. Les premiers convois partirent de la mine de la Grand-Croix à Givors en juin 1830. La ligne fut totalement ouverte en 1832. Dès 1836 éclataient les premiers conflits sociaux entre la compagnie ferroviaire et les crocheteurs du port de Givors s’insurgeaient contre la méthode de déversement direct des wagons de charbons dans les bateaux.

La ligne peut apparaitre rudimentaire, comme souvent les premières réalisations. Il n’y a qu’une voie avec de petites voies de garage pour les croisements. Le tractage est assuré par des équipages de 40 chevaux. La traction hippomobile est remplacée sur cette ligne par les locomotives à vapeur seulement à partir de 1844.

Le projet initial était de relier la Loire et le Rhône, mais la liaison jusqu’à Givors est l’objet d’une autre concession obtenue par Marc Seguin. En outre il y avait un concurrent : le projet de canal entre la Loire et le Rhône.

Le nom de Louis Antoine Beaunier reste dès lors associé au chemin de fer, pour Gérard Vachez, historien de l’association des Amis du Rail du Forez, qui a travaillé sur cette première ligne continentale, Moisson-Desroche en est le précurseur, de Gallois le promoteur et Beaunier le réalisateur.

infos empruntées sur Internet….

 

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