Micros urbains à Beaubrun Tarentaize : un camouflet pour la municipalité

Communiqué des élus du groupe Nouvelle Gauche à la ville de Saint-Etienne, Myriam ULMER et Pierrick COURBON concernant la mise en place de micros urbains dans les quartiers de Beaubrun et de Tarentaise.

À l’occasion du Conseil municipal du 11 février 2019, les élus du groupe « Nouvelle Gauche » ont inscrit dans le débat public le sujet, jusqu’alors complètement confidentiel, du projet municipal d’installer des capteurs sonores dans les rues des quartiers de Beaubrun et de Tarentaize.

Au-delà de la pertinence même du dispositif et des questions qu’il soulève en matière de préservation des libertés individuelles, nous avions questionné le Maire sur les dispositions juridiques encadrant cette expérimentation. Nous avions en particulier demandé à recevoir l’avis complet de la CNIL et l’autorisation censée être délivrée par le Ministère de l’Intérieur. Sans réponse lors du Conseil municipal, nous avions à nouveau formulé ces demandes par un courrier du 25 février 2019, lui-même resté sans réponse à ce jour !

Alors que les premiers micros devaient être installés en mars, puis, à la suite d’un premier report, en mai, nous apprenons aujourd’hui que la Mairie de Saint-Étienne ne dispose pas de toutes les autorisations nécessaires à l’heure actuelle !

La mobilisation des élus, des habitants, et des défenseurs des libertés individuelles que nous avions sollicités pour l’occasion (La Quadrature du Net) aura permis de mettre en lumière l’irresponsabilité de la municipalité qui avançait tel un rouleau compresseur, en dehors de tout cadre légal.

Nous sommes particulièrement étonnés d’apprendre que la CNIL ne s’est pas prononcée à ce stade, alors que les défenseurs de l’expérimentation n’ont eu de cesse d’argumenter sur le fait qu’elle avait émis un avis favorable pour ce projet ! «“Nous n’enregistrons rien. La CNIL a validé le fait que nous détectons seulement la signature acoustique”, rassure Fabrice KOSZYK » écrivait le journal L’Essor en février 2019.

Les défenseurs du projet ont donc bel et bien menti délibérément aux Stéphanois.
Aujourd’hui, ils doivent s’en expliquer devant eux.

Myriam ULMER
Pierrick COURBON

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