L’histoire des photographes de Saint-Etienne

Le passé de Saint-Etienne est passionnant, tant de petites histoires dans la grande histoire.

Aujourd’hui je découvre l’histoire de François ROUSSEAU (1826-1908) devenu “CHÉRI-ROUSSEAU” qui s’est installé à Saint-Etienne vers 1855. Il a eu de nombreux élèves dont Marius MARNAS.

Il est à l’origine de nombreuses photos, cartes postales. Il y a un riche patrimoine avec des magasins dans toute la France dont celui de St-Etienne. Il travaille avec BELLOTTI. Son fils Gaston (1856-1927) lui succèdera. A noter qu’un inventaire après le décès de son épouse Marie LABRY en 1869 est dressé. Il décrit précisément les biens possédés avec tout le matériel du photographe.

Nicéphore NIEPCE a été à l’origine de l’invention de la photographie en 1826. Le procédé a ensuite été amélioré par Louis DAGUERRE.

Vers 1850 ou 1860, quelques photographes sont apparus à Saint-Etienne. La 1ère photo de Saint-Etienne semble avoir été prise vers 1860

En 1924, Mr ROYET « Photo Palette » 3 rue Georges Tessier crée la revue « Art et photo ». Il meurt assassiné dans son magasin le 25 janvier 1946.

Le plus ancien magasin se situe au 27 rue de la République de Raphaël ROYER en 1883.

D’autres se succèdent au 8 Passage Ste-Catherine.

Le studio GUY a connu la plus longue période d’activité avec trois générations.

Ce métier n’était pas réservé aux hommes. En 1886, une femme, Marie MARCHET, était photographe à Saint-Etienne. Les femmes avaient souvent un rôle très important dans le commerce, elles prenaient le relais de leur mari après son décès : Mme ALLEMAND, ROULE….

Les photographes de Saint-Etienne arrivaient de toute l’Europe et aussi de la Haute-Loire. Ils se sont installés principalement dans le centre-ville (photos d’identité pour les papiers administratifs) et aussi Rue du 11 Novembre où la présence de la caserne demandait aussi des photos.

Le syndicat des photographes de la Loire et Haute-Loire est l’un des plus anciens, le 2ème créé après celui de Paris. Des réunions professionnelles suivies d’un banquet festif sont organisées régulièrement avec évidemment des photos-souvenirs !

La photographie permet un travail de mémoire et aussi la datation de certains évènements familiaux ou locaux.

Parmi les photographes amateurs les plus connus, Johannès MERLAT, photographe amateur puis éditeur de cartes postales, ou encore Georges MAISSE qui a eu le prix Ilford en 1997.

info : http://www.loiregenealogie.org/spip.php?article336

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