Histoire d’EAU à Saint-Etienne

C’est à partir du mois de juillet, que le tarif de l’eau devrait baisser pour tous les Stéphanois. Une diminution qui pourra atteindre jusqu’à 10 % de la facture globale grâce à la renégociation du contrat, pour les 88 000 abonnés au total. Les municipales arrivant en 2020 une renégociation qui tombe à pic.

De 1992 à 2008, le prix global du m3, tout intégré, a été multiplié par 6. (source internet).

Jusqu’en 1989 le service de l’eau était sous régie municipale, le prix du m3 d’eau se tenait à 3,38 Francs. Mais en 1990, le maire François Dubanchet annonce des augmentations tarifaires. Elles ont pour but de faire rentrer de l’argent dans les caisses de la Ville, dont le niveau d’endettement est un record, et de rendre le service de l’eau attractif pour une future privatisation.

Le conseil municipal fixe le prix de l’eau à 4,50F / m3, et vote des hausses pour 1991 et 1992, respectivement à 6,20F / m3 et 7,90F / m3. La situation est grave : cette décision ne respecte pas la règle de l’annualité budgétaire et la gestion du service en régie publique lui interdit légalement de faire des bénéfices (or, le service de l’eau a reversé 17 millions de Francs à la ville cette année). Malgré les différentes saisies du Tribunal Administratif et de la Cour Régionale des Comptes, alertés par des syndicats et des élus de gauche, la municipalité s’entête et s’enlise.

En 1992 le prix de 7,90F / m3 est imposé, représentant une hausse de 124% par rapport à 1990. Le maire annonce la future privatisation de l’eau, sans consultation ni délibération. Malgré l’opposition, la délégation du service est rapidement mise en place.

La Ville garde les équipements et le réseau mais cède la gestion à la Lyonnaise des Eaux et la Générale des Eaux qui, associées dans l’opération, donnent naissance à la Société Stéphanoise des Eaux. Passé pour 30 ans (1992-2022), avec une révision seulement tous les 5 ans, le contrat est donc très favorable à la Stéphanoise des Eaux. Les protestations des élus et de la société civile sont balayées tandis que la mobilisation des employés est sévèrement réprimée. En 1996 Saint-Etienne est la 3ème ville de France où l’eau est la plus chère.

L’eau de la ville de Saint-Étienne est rendue potable à la station de production d’eau potable de Solaure. Une dizaine d’étapes sont nécessaire au traitement. 6 collaborateurs Stéphanoise des Eaux travaillent au quotidien sur la station : garants des traitements au sein de la station, ils contrôlent et analysent pour mettre en œuvre les moyens et procédures adaptés.

L’eau produite à la station d’eau potable de Solaure fait l’objet de plus de 3100 contrôles par an : près de 700 analyses réalisées par l’Agence Régionale de Santé (ARS) dans le cadre du contrôle réglementaire, selon les normes européennes en vigueur environ 2400 prélèvements effectués et analysés par Stéphanoise des Eaux pour l’auto-surveillance de la qualité de l’eau.

Cette baisse de 10 % du montant de votre facture sera observée pour une consommation de 120 m3 d’eau par an. Cette référence nationale équivaut au besoin annuel moyen d’un foyer type.

Ainsi, pour ce volume d’eau, la diminution de 10 % se traduira par une économie de 50 € par an.

Cette baisse significative du prix de l’eau résulte d’une renégociation du contrat en vigueur avec la Stéphanoise des Eaux pour le service stéphanois..

 

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