Commerce à Saint-Etienne tout va bien ?

Nous avons appris par voie de presse la démission de la Présidente de l’association « Sainté Shopping » et de plusieurs membres du Bureau de la structure.

Celle-ci déclare notamment : « Aujourd’hui, les différentes pressions auxquelles je suis soumise et sur lesquelles je ne m’étendrai pas, ne me permettent plus de garantir l’indépendance de la structure telle que je l’entends. »

Au-delà des personnes, les mots employés sont lourds de sens quand on connait la situation du commerce stéphanois. Le plus grave, c’est que nous avons là des mots que nous avons déjà entendu à de nombreuses reprises, à de trop nombreuses reprises, dans la bouche de ceux qui ont croisé la route de l’équipe municipale : Directeurs de service, DGS, anciens collaborateurs, anciens Adjoints, élus d’autres collectivités, et maintenant responsables associatifs.

Tous dénoncent une gouvernance autoritaire, verticale, clivante, qui entretient un climat de défiance et de tension permanente avec nos partenaires. Cette attitude ne sert pas les intérêts de notre ville, et aujourd’hui, la question du commerce en est une triste illustration.

La création de l’association « Sainté Shopping » était l’axe numéro un de votre plan de relance du commerce, présenté en grandes pompes il y a tout juste un an, en mars 2018, mesure couplée à la création de l’Office du commerce dans un local dédié rue Wilson. A l’époque, nous avions exprimé un certain nombre de doutes sur l’efficacité réelle du dispositif : l’histoire nous donne hélas raison.

La gestion du commerce de centre-ville était l’un de vos engagements de réussite forts de 2014 : ce sera l’un vos échecs lourds à l’avenir, et les commerçants ne manqueront pas de vous le rappeler, en toute indépendance.

Nous attendons les chiffres du solde net du ratio ouvertures/fermetures de commerces pour l’année 2018 (puisque le chiffre positif que vous communiquez à l’envi date de 2017), ainsi que la liste précise des enseignes devant s’installer à Steel, dont l’ouverture a été reportée à avril 2020, une date qui n’est sans doute qu’un pur hasard. Alors que plus de 80% des futures surfaces seraient commercialisées à ce jour, l’omerta qui règne sur l’identité des futurs occupants n’est pas anodine. L’on pourrait également parler de la situation de la galerie Dorian, qui sonne désespéramment creux, ou du périmètre restreint et du faible budget de la foncière commerciale créée mais pas encore active…

Dans ce paysage bien morose, il n’y a guère que les futures nouvelles Halles Mazerat qui semblent devoir constituer une bonne nouvelle.

Question  Orale déposée par Myriam ULMER et Pierrick COURBON Groupe «Nouvelle Gauche», au Conseil municipal de Saint-Etienne.

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