Rendez-vous avec Yves Matrat pour l’Expo “Lyon capitale du rock – 1978-1983”

Son nom est difficilement dissociable de la “Factory”, et c’est toujours un immense plaisir de rencontrer Yves Matrat. cet artiste est définitivement associé à l’épopée rock de ce groupe.  Yves est un personnage, de sa naissance du coté de Givors, de sa vocation a chanter, ses rencontres, son interprétation de Léo Ferré, auteur-compositeur et interprète, de 1977 à 1983 il suit le chemin du Groupe Factory dont il est le leader, en 1988 il participe au festival de Charlieu et un concert avec Luther Allison. Après plus de 200 concerts, le rocker de Givors redevient professeur de français.

Yves a réédité son album consacré aux chansons de Léo Ferré, enregistré il y a plus de 20 ans, avec une autre bonne idée celle d’y adjoindre un deuxième volume, pour faire le lien avec le présent puisque celui-ci contient des titres enregistrés entre 1999 et 2009 plus un autre très récent. Un album essentiel dans sa discographie post-Factory. Un somptueux double-album : “T’es rock Coco, Matrat chante Léo”.  Yves Matrat sert toujours la cause du rock avec ou sans Factory, un groupe sans doute mésestimé qui a connu une carrière un peu chaotique, sans doute parce qu’il n’a pas réussi à se faire adopter par l’intelligentsia parisienne (les pince-bizness dixit Yves Matrat) au contraire de groupes comme Marie et les Garçons ou Starshooter par exemple. Néanmoins, l’héritage discographique laissé par Factory est indéniablement de qualité, et il n’est pas encore trop tard aujourd’hui pour le re-découvrir.

Yves a un projet ….venir faire un grand spectacle à Saint.Etienne, mais il est venu avant tout pour me parler “rock” et de cette superbe exposition « Lyon capitale du rock – 1978-1983 » à la Galerie de la Bibliothèque Municipale de Lyon Part-Dieu du 14 mai – 21 septembre 2019.

L’histoire de la vie musicale lyonnaise, « Lyon, capitale du rock : 1978-1983 » sera l’occasion de proposer une exposition basée sur le riche travail photographique (et largement inédit) réalisé par Jean-Paul Bajard, à la fois acteur et photographe de cette histoire. Ce travail photographique s’accompagnera d’une mise en lumière (et en son) des collections de la BmL sur ce pan musical : exposition de pochettes tirées du fonds Mémoire des musiques lyonnaises, points d’écoute d’enregistrements des formations de l’époque, mise en avant d’affiches (issues pour certaines de la Documentation régionale), de places de concerts…

Cette exposition s’enrichira aussi de nombreux documents récupérés suite à deux appels à contributions, collectes lancés sur Facebook (en décembre 2017 et en mai 2018) pour mobiliser témoins, acteurs et structures de l’époque. L’exposition sera enrichie d’une programmation culturelle et de propositions diverses telles que :
– une heure de la découverte « la New Wave à Lyon » (25 mai et 5 juin)
– une heure de la découverte « La mode punk » (22 mai),
– projections des documentaires « Saloperie de rock’n roll : Coeur de Lyon » de Jean-Noël Delamarre, « La movida » de Jean-Claude Chuzeville
– avant-première du documentaire « 75-85 les années rock à Lyon » de Thierry Gerberon
– rencontre autour du livre « 66 ans de désordre » (Hippocampe éditions) (24 mai)
– showcases de Love in Prague (18 mai) et de Tisiphone (25 mai)
– atelier de composition à partir de samples et d’instruments d’époque (1er juin)

L’exposition « Lyon, capitale du rock : 1978-1983 » s’organisera autour de 5 axes :
– L’aventure éphémère mais fondatrice du Rock’n’roll Mops,
– Les concerts de Fourvière de juillet 1978 et 1979,
– Les formations de l’époque : Marie et les Garçons, Electric Callas, Starshooter, Affection, Place, Factory, Killdozer, Tintin Reporter, Tales… mais aussi des groupes moins connus ou oubliés
– Les salles de l’époque : Westside, ENTPE, salle Molière, Palais d’Hiver,…
– La diffusion : disquaires, radios et fanzines

Ouverture d’un fonds d’archives discographiques numériques à partir du 14 mai 2019 Sur Numelyo, l’idée est de mettre à disposition une base de données exhaustive des artistes et labels de l’agglomération lyonnaise et de donner à écouter leurs albums (possibilité de consulter les livrets, d’ouvrir l’éditorialisation aux acteurtrices locaux…). En mai 2019, seront intégrés tous les artistes et labels des années 1978-1983 à Lyon : Marie et les Garçons, Electric Callas, Starshooter, Affection Place, Factory, Killdozer, Tintin Reporter, Tales… ainsi que des groupes moins connus ou oubliés, en lien avec l’exposition du Département musique de la Bibliothèque municipale de Lyon, « Lyon, capitale du rock : 1978-1983 ».

Vernissage le 14 Mai on attend l invitation……

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