EHPAD de Montbrison : le projet départemental et municipal doit être re-traité !

Communiqué de presse de monsieur Julien Borowczyk, concernant le projet d’EHPAD à Montbrison.

Le 27 décembre 2018, j’ai découvert en lisant la presse qu’un projet d’externalisation de l’EHPAD (Établissement d’Hébergement de Personnes Agées Dépendantes) de Montbrison était présenté par Messieurs Ziegler (Président du Conseil départemental) et Bazile (Maire de Montbrison).

A leur initiative, les 209 lits de l’EHPAD doivent être transférés vers le site d’Iris à Curtieux d’ici 2022.
La gestion étant confiée à un opérateur privé.

Cette démarche unilatérale, apparemment débutée en 2017, n’a jamais été soumise à l’administration provisoire et ne fait donc pas partie de la feuille de route validée par l’ARS pour l’avenir du CHF (Centre Hospitalier du Forez). Or s’il est question d’externaliser, je m’interroge sur une volonté d’abandonner.

Abandonner les résidents pour les installer dans la grande périphérie de Montbrison.
Abandonner les familles qui aiment rendre visite à leurs ainés dans le cœur de la ville : jardin d’Allard, marché, écoles, …

Abandonner le personnel du CHF en l’obligeant à un changement d’employeur ou en le replaçant au CHF ce qui amplifiera le déficit de l’hôpital.
Abandonner l’argent que l’EHPAD génère au sein du CHF puisqu’il s’agit d’une structure bénéficiaire.
Abandonner le service public et le tarif modéré de la structure actuelle : les prévisions annoncent un surcoût mensuel de 500 euros par résident.
Abandonner les riverains montbrisonnais du futur projet car leur quartier ne dispose pas des voies de circulation et des réseaux adaptés.
Abandonner les équilibres de coopération entre les établissements de Feurs et Montbrison.
Améliorer le confort de nos aînés et des personnels soignants dans un établissement, certes aux normes, mais peu fonctionnel, tout le monde en fait le diagnostic. En tant que médecin généraliste intervenant à l’EHPAD, je partage ce postulat de départ.

Mais pourquoi précipiter les choses alors même que l’ARS n’estime pas le CHF comme défaillant dans sa prise en charge des résidents ?
Certes l’ARS n’autorise pas un emprunt de 25 millions d’euros mais cela ne veut pas dire qu’un prêt plus modeste ou un contrat avec un bailleur social ne peuvent pas être envisager. L’Etat s’est engagé à hauteur de 15 millions d’euros pour redresser les comptes et les structures du CHF. C’est une preuve de la volonté de maintien du service public dans notre territoire. Dès lors, saisissons cette opportunité pour proposer un avenir issu d’une large concertation dépassionnée de toute échéance politique.

Julien Borowczyk.

Député de la Loire

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