Discours d’Edouard Philippe à l’Assemblée Nationale : le compte n’y est pas pour Régis Juanico

Les réponses du Premier Ministre, cet après-midi devant la Représentation Nationale, ne sont pas à la hauteur de la gravité de la crise politique et sociale. Elles ne sont pas de nature à répondre à la colère exprimée par le mouvement des Gilets Jaunes, soutenu par une très grande majorité des Français.

Edouard Philippe

L’annonce d’un moratoire de six mois – et non une annulation – de la hausse des taxes sur les carburants ainsi que des tarifs de l’électricité, du gaz et l’ouverture d’un débat sont clairement insuffisants.

Avec Benoît Hamon, nous avions demandé lundi au Premier Ministre, des mesures fortes sur le pouvoir d’achat : revalorisation significative du SMIC au 1er janvier, hausse des minimas sociaux et des petites retraites, dégel du point d’indice pour les fonctionnaires, suppression des baisses de l’allocation logement (APL). Aucune de ces propositions n’a été retenue.

Nous avions demandé la suppression des cadeaux fiscaux aux ultra-riches (ISF et taxation des revenus du capital à 30%), soit plus de 5 milliards d’euros afin de financer, avec une contribution exceptionnelle des entreprises les plus polluantes et des banques, une transition écologique ambitieuse.

Edouard Philippe a choisi de poursuivre la politique d’injustice sociale et fiscale, conduite par le gouvernement depuis 18 mois, qui est responsable de l’exaspération sans précédent de nos concitoyens.

Le Premier Ministre, prisonnier des dogmes libéraux de l’orthodoxie budgétaire imposés par Bercy, a dit vouloir maintenir le cap politique désastreux qui a conduit au soulèvement populaire. Il a ainsi annoncé vouloir financer les quelques mesures promises par de nouvelle baisses des dépenses publiques, donc moins de services publics sur nos territoires et moins de fonctionnaires. Un non-sens…

Dans ces conditions, nous allons nous réunir ce soir avec les autres groupes d’opposition de gauche (Communistes, France Insoumise, Socialistes et Apparentés) pour décider de déposer une motion de censure de la politique gouvernementale afin qu’elle soit discutée la semaine prochaine dans l’hémicycle.

Régis JUANICO

Député Génération.s de la Loire

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