Cérémonie d’hommage au Sénateur Emile REYMOND en Meurthe-et-Moselle en présence de J.C. Tissot et C.Bazile

Le Sénateur de la Loire, Jean-Claude TISSOT et le Maire de Montbrison, Christophe BAZILE se sont rendus, ce lundi 22 octobre à Flirey, petite commune du département de Meurthe-et- Moselle pour une cérémonie d’hommage à Emile REYMOND, premier sénateur à mourir pour la Nation lors de la Première Guerre mondiale.

Ils ont répondu à l’invitation du Sénateur de Meurthe-et-Moselle Olivier JACQUIN, qui a souhaité saluer la mémoire de ce chirurgien passionné par l’aviation, mort à quelques centaines de mètres de sa ferme.
Cette commémoration organisée à l’occasion du 104e anniversaire de son décès et à quelques jours du centenaire de l’armistice de 1918, s’est déroulé en présence du préfet de Meurthe-et-Moselle, Eric FREYSSELINARD ; du président de la communauté de commune de Mad&Moselle et de nombreux élus locaux. Le maire de Flirey, Jean-Pierre DAVID a accueilli l’ensemble des personnalités pour le dépôt de gerbes au monument aux morts et le dévoilement de la plaque commémorative.

L’historien local, Joël LURET a, dans son récit, retracé les circonstances de la mort du sénateur :
Le 21 octobre 1914, le Sénateur Emile REYMOND participait à une reconnaissance aérienne, lorsque son avion, victime d’une avarie mécanique, est forcé de se poser en catastrophe dans un champ entre les villages de Limey et Flirey. Pris sous le feu ennemi le lieutenant CLAMADIEU qui pilotait l’appareil, est tué tandis qu’Emile REYMOND est grièvement blessé.
Conduit à l’hôpital de Toul, il communique avec précision, avant de mourir, le 22 octobre 1914, les résultats de sa mission. Son général lui épingle, sur son lit de mort, la Croix de la Légion d’honneur.

Dans sa prise de parole le Sénateur de la Loire, Jean-Claude TISSOT relate la vie et la carrière d’Emile Reymond :
Né le 9 avril 1865 à Tarbes (Hautes-Pyrénées), fils de Francisque Reymond, député et sénateur de la Loire, Emile Reymond devient docteur en médecine en 1895, puis chef de clinique à la Faculté de médecine, et chirurgien à l’hôpital de Sèvres.
En 1905, il succède à son père, décédé, au Sénat et s’inscrit au groupe de la Gauche républicaine. Il est secrétaire du Sénat de 1912 à 1914.

Il passe son brevet de pilote en 1910. C’est cette passion des choses de l’air, associée à un patriotisme ardent qui le conduisent à dénoncer à plusieurs reprises notre retard face aux progrès de l’aéronautique allemande et à préconiser la création, au ministère de la Guerre, d’une direction de l’aéronautique.
Dès le début des hostilités, il s’engage comme pilote aviateur et s’imagine utiliser l’avion pour repérer les blessés sur le champ de bataille et faciliter ainsi leur relève. A ce titre, il fait parti des précurseurs de l’aviation sanitaire.

Le Maire de Montbrison, Christophe BAZILE évoque l’hommage rendu par les montbrisonnais au Sénateur REYMOND par l’édification d’un monument à sa mémoire, avec son buste, qui deviendra le monument aux morts officiel de tous les morts de toutes les guerres du XXème siècle. D’abord installé à la caserne de Vaux, le monument fut inauguré le 24 mai 1920 (inauguration manquée du président de la République Paul DESCHANEL), il sera transféré en 1981 au jardin d’Allard.

Le maire a d’ailleurs annoncé le classement « Monument historique » de ce monument aux morts par la commission départementale des monuments historiques, en décembre prochain.

Le Sénateur de Meurthe-et-Moselle, Olivier JACQUIN a rappelé le lien personnel qui l’attache à ce moment de l’Histoire et informe qu’il va, avec son collègue sénateur de la Loire, demander au Sénat qu’un hommage soit rendu le 22 décembre prochain, date anniversaire du vote à l’unanimité par la Haute Assemblée de la motion suivante : « Le Sénat décide d’ériger un buste dans sa galerie pour perpétuer l’image du sénateur Emile Reymond qui illustra la science chirurgicale, honora la tribune du Sénat, contribua plus que tout autre à la création et au développement de l’aviation militaire et, victime de son héroïsme, tomba glorieusement en survolant les armées ennemies. »

La cérémonie était encadrée par les porte-drapeaux de l’amicale du 15e RGA et les militaires du piquet d’honneur de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey dirigé par le commandant DELOUCHE. Sur le parvis de la petite église de Flirey, une réplique exacte de l’avion Blériot XI-2 à bord duquel volaient le Lieutenant CLAMADIEU et Emile REYMOND, était exposée. Cet engin est le seul modèle volant au monde, l’un des premiers de l’histoire de l’aviation, dont la reconstitution a été intégralement opérée avec les matériaux et la technique de l’époque.

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