Pôle psychiatrie de Saint-Etienne : Régis Juanico et Jean-Claude Tissot demandent des réponses et un rendez-vous à la ministre

Adeline HAZAN, Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), dans un rapport publié le 1er mars dernier, avait tiré la sonnette d’alarme sur la prise en charge des patients en psychiatrie au CHU de Saint-Etienne.

Elle y pointait ainsi un « traitement inhumain ou dégradant » subi par certains patients. Face à la gravité et au caractère structurel des problèmes constatés, elle préconisait de ne « pas laisser l’établissement seul face à ses difficultés ». Parmi ses « recommandations en urgence » adressées à la ministre de la santé et des solidarités, figurait ainsi la nécessité de mettre en œuvre des moyens garantissant des hospitalisations adaptées.

A ce jour, Agnès Buzyn n’a pas apporté les réponses permettant de retrouver un fonctionnement satisfaisant de la psychiatrie à Saint-Etienne et, plus largement, dans le Sud Loire. Si un nouveau bâtiment va être financé par l’Agence régionale de santé, les moyens humains ne sont toujours pas au rendez-vous.

Les patients restent confrontés au manque de places en psychiatrie mais aussi dans les centres médicopsychologiques (CMP), avec des délais d’attente particulièrement insupportables pour les familles qui souhaitent prendre rendez-vous pour leurs enfants en CMPP.

Nous avions reçu cet été les personnels, réunis au sein du collectif La Psy Cause, qui nous avaient dit leur désarroi de ne pouvoir prendre en charge convenablement les patients, faute de moyens et faute de temps à leur consacrer. Ils se sont ainsi déclarés en grève illimitée depuis le 13 septembre.

Aussi, nous avons écrit hier à la ministre de la santé pour lui demander des réponses concrètes à cette situation et un rendez-vous pour aborder ce dossier en profondeur.

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