Mon Entretien avec Fabrice Devesa pour Sainté Debout

Je connais Fabrice Devesa depuis le début de l’aventure du Stéphanois à la Casquette, il a souhaité avoir mon avis sur divers sujets pour le site Sainté Debout. Comme je suis cash j’ai massacré pas mal de personnes lors de cet entretien, il a donc fallut a Fabrice un peu de patience pour pouvoir publier une version plus soft…..

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Bonjour Gilles, dans la région, beaucoup de gens te connaissent comme ayant été «Le stéphanois à la casquette »…
Oui, dire que cette histoire avait commencé par un simple gag alors que j’étais au chômage en 2010 et que je cherchais un emploi ! Cela a pris des proportions auxquelles je ne m’attendais pas. Cela m’a permis de sortir de mon univers, de rencontrer de nombreuses personnes, en particulier des élus, des commerçants, des artistes. Des gens qui avaient parfois du mal à communiquer et à trouver un espace pour se faire connaître, c’est ainsi que le site du « Stéphanois à la casquette» est né. Cette « aventure » a duré 6 ans, de 2010 à 2016. C’était impressionnant, les proportions que ça a pris ! aujourd’hui encore on m’en parle. La preuve tu m’appelles toujours le stéphanois à la casquette.
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En avril 2016, le personnage du « stéphanois à la casquette » a disparu mais tu as continué d’exercer ta passion de la communication avec les gens, à travers un site www.gillescharles.fr, un média stéphanois dans lequel on trouve des actualités, des interviews mais aussi des chroniques sur ce qu’était Saint Etienne autrefois…
Pour comprendre la vie d’une ville, il est important de ne pas oublier son passé. Mes grands-pères étaient passés tous les deux par la mine. Moi, j’ai 50 ans de vie Stéphanoise. J’ai eu le temps d’en voir des choses ! Mon grand père qui s’est fait coupé un doigt par un wagon, m’a souvent expliqué qu’il a fait parti de ceux qui ont versés les premiers sceaux en face d’Ikea aujourd’hui…Je viens d’un milieu populaire et, pour moi, être stéphanois, c’est venir du peuple, celui qui a laissé sa sueur pour construire cette ville ! Les élites ont tendance à mépriser ce terme mais, pour moi, ce mot est très important car « être populaire » c’est être proche des gens! Saint-Etienne, capitale du design, c’est sans doute valorisant à l’International mais la plupart des stéphanois ne me parle jamais de Design et pour dire vrai on ne comprend pas trop le concept. On a plus de facilités avec le foot…
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La richesse de Saint Etienne et de sa région vient de ses habitants…
Tout à fait, l’esprit de Saint Etienne c’est la solidarité, le partage mais il faut créer des événements pour redonner aux gens l’envie de se connaître, de faire des choses ensemble. Il faut redonner de la vie dans le centre-ville à travers la culture par exemple !
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Ta passion de la radio a commencé, il y a longtemps…peux-tu nous en parler ?
J’ai commencé, en 1986, sur les ondes de Memory FM, une radio associative stéphanoise et j’ai adoré. Je me sens très à l’aise derrière un micro et je passais les chansons que j’aimais. Je me suis éclaté avant que la fréquence de Memory FM soit reprise par une radio nationale. Plus tard, j’ai passé un BTS audio-visuel son et fait de nombreux stage à RCF, Radio Dio et même RFO à Paris. Récemment, j’ai animé deux types d’émissions sur Loire FM, l’une intitulée : « Rendez-vous avec » et l’autre « Mon Italie à moi ». Dans « Rendez-vous avec » j’ai interviewé de nombreux invités, principalement des élus politiques de tous bords… Ce n’était pas simple car il fallait les faire venir et, dans une radio, il y a des règles. On ne peut pas tout dire. Les radios associatives dépendent des subventions distribuées par les élus… Pour dire certaines choses qui me tiennent à coeur, j’utilise beaucoup l’humour mais certains ne comprennent pas toujours mon humour. Dans « Mon Italie à moi », j’ai pris plaisir à apporter un peu de soleil et de musique italienne sur les ondes. Actuellement, “Mon Italie à moi” est diffusé 3 fois par semaine sur Top Italia à Paris!
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On voit que tu prends beaucoup de plaisir dans ce que tu fais…
Pour moi, c’est l’essentiel ! Certains courent après l’argent, après le pouvoir. Moi, je préfère passer ma vie à faire ce que j’aime sans rien attendre de personne.
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Tes prochains interviews seront sur youtube, je crois…
Oui, là encore, je vais principalement interviewer des politiciens locaux en vue des municipales de 2020. Une nouvelle aventure va commencer !
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Je crois que de nombreux stéphanois attendent déjà tes vidéos avec impatience et te remercie pour cet interview.
Merci à toi, Fabrice…
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