Texte sur l’harmonisation de l’utilisation des caméras individuelles adopté à l’Assemblée nationale : je m’en félicite car il était urgent que le bon sens l’emporte, affirme le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau

Je me réjouis que l’Assemblée nationale ait adopté un texte pérennisant l’usage des caméras individuelles par les forces de police municipale mettant ainsi fin à une incohérence totalement inadmissible de la part du gouvernement.

En tant que Maire et coprésident de la commission sécurité de France Urbaine, j’ai apporté mon soutien aux forces de police municipale dès le lendemain de la fin de l’expérimentation. Bien que cela m’ait valu un signalement du Préfet auprès du Procureur de la République, il était de mon devoir de mettre en œuvre tous les moyens permettant d’améliorer la tranquillité publique et le cadre de vie de nos concitoyens.

 

Je rappelle que dans un communiqué de presse, publié dans l’urgence quelques heures avant la fin de l’expérimentation, le ministre de l’intérieur lui même reconnaissait l’utilité de ces caméras individuelles.

 

Au sein de la commission de sécurité de France Urbaine, nous avions déjà constaté qu’elles permettent d’apaiser les relations entre les forces de l’ordre, dépositaires de l’autorité publique, et les usagers. Leur efficacité, à l’évidence, faisait l’unanimité.

 

Je ne peux que regretter, encore une fois, que les services du ministère de l’intérieur n’aient pas d’avantage anticipé cette fin d’expérimentation, d’autant plus que cette décision paraissait injustifiée et contraire aux souhaits exprimés par le Président de la République, notamment lors de son discours sur la politique de la ville, du 22 mai dernier.

 

Je note enfin que le texte voté prévoit l’expérimentation des caméras individuelles pour les sapeurs pompiers et je m’en félicite car ils sont également, malheureusement, la cible d’insultes et d’entraves ces dernières années. Espérons simplement que, cette fois, le gouvernement anticipera la fin de l’expérimentation les concernant.

 

La sécurité de nos concitoyens, comme de nos policiers municipaux, ne peut pas faire l’économie du moindre relâchement, de la moindre faille car elle est une liberté fondamentale et la première des solidarités.

 

 

Gaël Perdriau

Maire de Saint-Etienne

Président de Saint-Etienne Métropole

Coprésident de la commission sécurité de France Urbaine

Partager cet article :

Auteur de l’article : Gilles Charles

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *